Blood of Christ – Unrelenting Declivity of Anguish (Anthology IV)

Pays : Canada
Genre : Death Metal
Label : CDN Records
Date de sortie : 23 Mai 2018

Malgré sa création au milieu des années 1990, il serait sans doute un peu risqué de dire que Blood of Christ est un groupe avec une certaine ancienneté sur la scène death. En effet, après une série de sorties mineures et deux albums albums longue durée jusqu’à 2006, le groupe avait fait une sacrée pause de neuf ans, avant de remettre le bleu de travail en 2015. Le groupe composé des frères Longo a également accueilli dans ses rangs Mark Chandler et Chris Gooding, et Blood of Christ semble reparti comme en quarante. Et voici qu’un an après la sortie d’un single, la formation canadienne est en passe de sortir son quatrième album…

Loin de moi l’idée de faire du groupe une référence internationale en matière de death metal, mais il faut dire que le style de Blood of Christ avait eu son petit succès avant sa longue pause, notamment grâce à l’efficace …a Dream to Remember, premier album en date. Le style a évidemment évolué entre temps, et si les canadiens ont attendu deux ans entre leur retour aux affaires et la sortie d’un nouvel album, ça n’est pas pour rien. Assez éloigné des groupes de death dont le registre se situe dans la violence pure et simple, Blood of Christ aime à agrémenter sa musique de petites subtilités qui rendent sa musique plus riche et variée.

Sept titres de durée respectable viennent asséner à l’auditeur un death metal par moments assez froid et cru, mais qui ne laisse jamais de côté les quelques fioritures qui permettent à son style d’être parfois plus profond voire méditatif. On est loin d’avoir un album très spirituel entre les mains, mais Unrelenting Declivity of Anguish se montre très appréciable à bien des égards par sa capacité à offrir une certaine variété. La rythmique est le gros point fort de ce quatrième album, tout comme les riffs lorsqu’ils se montrent écrasants à faire naître une oppression sans pareille. Mention spéciale aux lignes de basse, qui sont de plus bien audibles, et qui apportent beaucoup à l’ensemble.

La variété est même poussée un cran plus loin dans le titre éponyme, qui jouit de la présence de légères sonorités électroniques en son sein. L’idée n’est pas mauvaise, mais elle ne fait pas du titre un incontournable, au contraire, par exemple, de « Dragooned By Jupiter », dont la force et la puissance de l’atmosphère sauront capter votre attention et vous coller à votre siège sans le moindre mal. Unrelenting Declivity of Anguish n’a pas vraiment l’aura d’une sortie majeure à l’échelle mondiale, mais il tape fort, et il tape fort là où ça fait mal. L’album ne paie pas forcément de mine, mais il saura trouver un succès à la hauteur de son potentiel.

C’est un retour sur le devant de la scène remarquable et potentiellement remarqué pour Blood of Christ. Les frères Longo ont mis les bouchées doubles depuis la renaissance du groupe pour mettre au monde un album bien équilibré et très cohérent. Peut-être que le quatuor est désormais à portée de main d’un succès duquel il est passé à côté au moment de se mettre en sommeil ? Blood of Christ n’est en tout cas pas là pour faire de la figuration, et Unrelenting Declivity of Anguish le prouve à merveille.

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