Sélection primitive de dark art

écrit par Calicem
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Il est maintenant acquis, depuis l’intervention des norvégiens, que le black metal, le dark ambient, le dungeon synth, et toutes les autres formes d’art musical parrainées à celles-ci aient un certain goût pour les productions altérés, voire même crades. La primitivité étant totalement souhaitée, elle sert énormément à l’atmosphère et à l’émotion que la musique transmet alors. Dans le milieu du dungeon synth old school, cette primitivité permet une revisite de l’immersion dans un monde médiéval par exemple.

On nous présente un univers similaire aux autres formes d’art relatant de cette époque, mais sous un angle de vue différent. Nous passons donc d’une fresque grandiose à un parchemin déteint par l’humidité, de la forêt de Brocéliande à Taur-Nu-Fuin, d’un château dominant monts et plaines à de sordides douves en ruine. Un univers donc, duquel tout n’est qu’ancien, froid et sombre. Dans le black ou le dark ambient, cette primitivité peut également servir à amplifier une certaine ambiance malsaine, ou encore une haine viscérale.

Le but aujourd’hui sera de présenter cinq œuvres baignant dans cette atmosphère qui, pour moi, sortent du lot, que ce soit par leurs mélodies emplies de nostalgie, leurs atmosphères chaotiques, leurs productions et sonorités des plus primitives, ou des visuels tous droits tirés d’un autre temps. Comme contraintes, ces œuvres doivent être complètement underground, et provenir de différents pays.

Pour commencer c’est en Allemagne que nous partons pour parler d’un projet de black metal et dungeon synth underground allemand, Grausamkeit. Si ce projet ne parle peut-être pas à tout le monde, les aficionados de black underground allemand connaissent forcément ce projet, il peut même être considéré comme culte dans le genre. Pour preuve, le sold out extrêmement rapide de sa dernière démo sortie en mars dernier.

Grausamkeit opère dans un black metal primitif typique ajoutant claviers lofi et mélodies prenantes. Je pense que son succès est dû à beaucoup d’éléments. D’une part, la longévité du projet (actif depuis 1994). Ensuite, bien que tout ne soit pas mémorable, certaines sorties sont vraiment incroyables et restent gravées dans les esprits. J’ai surtout en tête la démo Stardust, qui est vraiment parfaite. Enfin, il existe tout un mystère, presque un mythe, autour du projet et du personnage qui, contrairement à ce que l’on voit sur la scène norvégienne, n’ont encore jamais été révélé.

Enfin si, mais toujours à base de “on raconte que”. Un bouche-à-oreille duquel seulement peu d’informations s’échappent. On dit par exemple que B.S.o.D, tête pensante du projet, a fait de la prison à plusieurs reprises pour des durées relativement longues, pour des faits tels que le trafic de drogue, la violence ou l’incitation à la haine raciale. Bref, tant d’éléments suscitant la curiosité. D’ailleurs, c’est en mars de cette année que le gaillard serait sorti une nouvelle fois de prison. D’autres informations sont trouvables à son sujet, je vous laisse le soin d’aller les dénicher.

En 1996 est sortie la démo intitulée Frozen Souls. Globalement oubliable, elle possède néanmoins un morceau final intitulé “Goetterkrieg”. Ce morceau résume à lui tout seul toute l’introduction de cette sélection. Une mélodie prenante comme peu le sont, le tout assez minimaliste et empli de nostalgie. Une perle, me rappelant cette outro au piano incroyable de Dissection, “No Dreams Breed In Breathless Sleep”.

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À présent, direction la Grèce. Avant que Der Stürmer ne soit créé en 1998, ses membres, Jarl Von Hagall, alors surnommé Prince Locathah, et Hjarulv Henker, surnommé quant-à-lui Count Wrathven, formèrent le projet de dungeon synth Lamentation. À ce moment-là, le projet n’était absolument pas politisé, et ses membres n’avaient alors pas l’air de l’être non plus. De 1994 à 1996, ils sortirent quatre démos. Les trois premières ont d’ailleurs été rééditées l’année dernière chez Dunkelheit Produktionen. La sortie dont nous allons parler aujourd’hui est ma préférée d’entre toutes (bien que chacune d’entre elles valent le coup), la Promo Tape ‘96/’97 et son unique morceau, “Whispers from Carmilla’s Tomb”. Directement inspirée du roman fantastique Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu, cette œuvre est désormais culte dans l’univers du dungeon synth. Des mélodies prenantes, romantiques, des visuels des plus trve qui soient et une production lofi nous téléportant en pleine Transylvanie. J’ai eu énormément de chance de m’être procuré la cassette après plus d’un an de recherche, ne comprenant toujours pas pourquoi celle-ci n’a pas été rééditée en même temps que les autres.

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À présent, en route pour le Portugal. Depuis une dizaine d’années, une scène toute particulière s’est développée sur les fondations des Légions Noires. Elle développe des atmosphères des plus glauques, occultes, des mystères sur les membres (peu voire pas d’informations à leur sujet), une imagerie sombre, et même cette langue imaginaire que le collectif français a créée, à base de trémas en continue et de juxtapositions abusives de consonnes.

En tête de liste, on peut aisément citer Mons Veneris (ayant d’ailleurs sorti une démo cover des Légions Noires), Black Cilice ou encore Vetala. Si tout un dossier pourrait leur être consacré tant la scène est riche et intéressante (ce qui arrivera sans doute), j’aimerais cette fois-ci attirer votre attention sur le projet Voëmmr. Rien que le nom, on voit directement l’influence des Légions Noires. Ce dernier fait partie d’un collectif, le Clandestine Aldebaran Circle. Il rassemble Ordem Satanica, Espírito Aldebaran, Occelensbrigg ou encore Trono Alem Morte (mon préféré pour la fin) en plus de Voëmmr. Tous ces projets opèrent dans les mêmes atmosphères glauques et envoûtantes.

L’œuvre proposée ici est la dernière démo intitulée Sombr Moebrd. Musicalement, on a là un mélange de black et de dark ambient. Black pour la batterie et les voix, mais aucune saturation ici. Les claviers sont bien plus présents pour créer cette ambiance toute particulière. Cette démo est un véritable voyage, téléportation instantanée dans les douves d’un donjon froid où, immortel, un esprit enchaîné crache son venin et ses chagrins en continu. À écouter à trois heures du matin, seul, quand rien ne va.

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Dans le milieu du dungeon synth, un personnage, un projet, a depuis un an ou deux grossi de manière incroyable. Et pour cause, une musique d’une atmosphère prenante, de laquelle l’interprétation et l’imagination sont presque instinctives pour l’auditeur. Le projet en question, Old Tower. Si je n’ai pas accroché au dernier album, Stellary Wisdom, l’EP sorti juste après a fait figure pour moi de retour en force pour le projet. Nommé Drachenblut, il tend vers une atmosphère beaucoup plus sombre que précédemment.

On a là un dark ambient nous transportant dans le plus noir des chaos, dans une cave maudite de laquelle personne ne ressort sain d’esprit. Le fait que ce soit un EP et non pas un album est pour moi un plus. Durant une dizaine de minutes, cette sortie a cette capacité à poser son atmosphère, la développer, sans pour autant essouffler le tout. Une fois la première écoute terminée, on souhaite simplement se la repasser, sans rester pour autant sur sa faim à se demander pourquoi c’est aussi court. L’EP est prenant, et il s’écoute ici :

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Pour finir, c’est en Finlande que nous nous quitterons avec ce dernier projet, Aym. Tenu par Severi Pesonen (S.P), il possède à son actif neuf démos, un EP et une compilation. Là encore, je n’ai aucune information à son sujet si ce n’est, si on en croit Metallum, que c’est lui qui tient le label et fanzine Behest. C’est d’ailleurs via ce dernier qu’une partie de la discographie de Grausamkeit a été réalisée (tout est lié). Musicalement, on est là sur du pure black malsain et haineux, par moments presque black noise, par moments un peu plus abordable pour les non-initiés au genre (bien que tout reste lo-fi). Sera mise en avant ci-dessous Demo IX, composée de riffs vraiment possédés, à part, lui attribuant une atmosphère sombre, malsaine, correspondant à notre introduction.

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