Obsequiae – Aria of Vernal Tombs

écrit par Maxime
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Pays : États-Unis
Genre : Black Metal Médiéval
Label : 20 Buck Spin
Date de sortie : 26 Mai 2015

Beaucoup de groupes font du black metal médiéval, mais personne ne fait du black metal médiéval comme Obsequiae. Voilà comment on pourrait présenter le groupe américain de manière très grossière à un profane. En 2015, quatre ans après un Suspended In the Brume of Eos déjà remarquable, Obsequiae livrait le joyau qu’est Aria of Vernal Tombs. Et alors que le troisième album devrait voir le jour dans les mois à venir, le moment est venu d’offrir son instant de gloire au deuxième album dans les lignes de Heiðnir Webzine. Et si Aria of Vernal Tombs est un album si particulier pour les adeptes d’Obsequiae, c’est avant tout parce que le style du groupe est unique.

Lorsque l’on pense au black metal médiéval, on peut être guidés vers une foule de groupes et projets assez différents. Summoning (des débuts) et Elffor pour le côté enchanteur et vaguement dungeon synth, Peste Noire pour le côté boueux, voire Satyricon (jusqu’en 1996) et Abigor dans une veine plus proche du black metal traditionnel. Black metal médiéval, ça veut à la fois tout et rien dire. Beaucoup de groupes sonnent médiéval sans en avoir les thématiques, et beaucoup de groupes parlent du Moyen Âge sans s’en inspirer un tant soit peu musicalement. Mais Obsequiae fait les choses différemment, puisque le groupe américain est le black metal médiéval.

Stylistiquement parlant, Obsequiae joue une espèce de black metal plutôt tranquille et très mélodique, le tout avec un son de guitare ô combien caractéristique et des ruptures à vous filer l’envie d’aller botter le cul des Ayyoubides en Terre Sainte. Le trio aime également entrecouper ses morceaux black metal de titres instrumentaux directement inspirés de la musique du Moyen Âge, qui sont au passage d’une qualité rare au regard de ce que produisent habituellement les formations de black metal médiéval souhaitant s’engager sur le sentier de la musique traditionnelle. Un black metal très tranquille dans la mesure où la violence n’est jamais de mise, en tout cas pas directement.

La batterie ne s’emballe jamais, ou si peu, et la tendance est davantage au voyage. Obsequiae sait se montrer guerrier, mais sans verser dans le tremolo picking ou le blast beat. Il se montre guerrier à sa manière, en dépeignant un décor hyper pictural qui donne envie de faire son balluchon et de voir du pays, de préférence en armure et armé comme se devaient de l’être les bonnes gens réputées de l’époque. Aria of Vernal Tombs fait preuve d’un équilibre et d’une efficacité qui forcent le respect. Aucun morceau ne paraît moins bon qu’un autre, et les splendides titres de musique médiévale se marient parfaitement aux titres plus enlevés.

Obsequiae sait aussi faire preuve de beauté et d’émotion. On ne peut s’empêcher d’être ému en réécoutant, par exemple, l’album après plusieurs mois, comme ce fut mon cas il y a peu. Les premières mélodies de “Autumn Pyre” semblent alors d’une beauté sans nom, et que dire de l’enchaînement “Pools of a Vernal Paradise” – “Anlace and Heart” ? Situés au coeur de l’album, ces deux titres sont assurément les plus complets et les plus réussis pour servir l’atmosphère hors normes concoctée par Obsequiae. À l’aide de mélodies parfaites (que l’on croirait parfois inspirées de la musique celtique) et d’un son de guitare dévastateur, Obsequiae tient en haleine du début à la fin et suscite tour à tour rage, fierté et exaltation.

Finalement, seuls les chants éraillés de Tanner Anderson appartiennent réellement au registre black metal, mais si on voit plus loin, c’est également toute la démarche qui peut faire écho à ce que le black metal peut offrir. Pour peu que l’on maîtrise suffisamment l’anglais, la majorité des paroles de l’album sont également splendides et soulignent les thématiques avec encore plus de dépaysement. Et bien évidemment, puisque les mots et la musique ne suffisent plus, l’album se pare d’une pochette éclatante tout à fait dans le ton des joyeusetés qui sont proposées. On aura vraiment tout essayé, si le voyage n’est pas de la partie avec Aria of Vernal Tombs, il va vraiment falloir vous remettre en question….

Mai 2015. À l’aube d’un été qui s’annonçait sans doute chaud, Obsequiae livrait son deuxième album, un album d’une qualité rare qui allait séduire bon nombre d’adeptes en mal de pays. Aujourd’hui encore, le trio américain fait office de référence parmi les références en ce qui concerne le black metal médiéval. Plutôt cocasse d’ailleurs lorsque l’on connaît un minimum l’histoire des États-Unis, mais on ne peut que s’incliner devant Aria of Vernal Tombs, dont le contenu fait mouche dans sa globalité. Désormais, on attend de pied ferme le prochain album, dont la sortie devrait intervenir d’ici la fin de l’année. Bonjour l’expérience si Obsequiae continue de faire voyager son public de la sorte.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_video link= »https://www.youtube.com/watch?v=HqisdYIJlAs&t=31s »][/vc_column][/vc_row]

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Obsequiae – The Palms of Sorrowed Kings – Heiðnir Webzine 24 novembre 2019 - 22 h 31 min

[…] on peut dire qu’on l’a entendu de pied ferme. Quatre ans après la sortie de l’excellent Aria of Vernal Tombs, les Américains d’Obsequiae viennent de dévoiler leur troisième album longue-durée, intitulé […]

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