Keys of Orthanc – A Battle In the Dark Lands of the Eye…

écrit par Maxime
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Pays : Canada
Genre : Black Metal Atmosphérique
Label : Naturmacht Productions
Date de sortie : 31 Août 2019

En ce qui concerne le black metal, l’été n’est clairement pas la meilleure saison de l’année. Très peu de sorties remarquables, une atmosphère qui ne se prête qu’à une poignée d’albums, pléthore de festivals qui ne contentent pas les plus reclus d’entre nous… Pas étonnant de voir notre genre musical favori disparaître de nos playlists quotidiennes. Oui mais voilà, l’été est terminé, en tout cas pour ce qui est de ma chère contrée natale, et sa fin a coïncidé avec la sortie du très attendu deuxième album des Canadiens de Keys of Orthanc, produit par Naturmacht Productions et intitulé A Battle In the Dark Lands of the Eye… Et autant le dire d’emblée, l’automne fait une apparition remarquée.

À l’image de la rentrée littéraire, bien que la comparaison soit hasardeuse, le mois de septembre est toujours un moment particulièrement attendu après le relatif désert que représente l’été. Et dans le cas de Keys of Orthanc, l’attente a pu être longue dans la mesure où le groupe a suffisamment fait parler de lui en amont pour faire saliver les plus impatients d’entre nous. Comme pour Dush Agh Golnauk, son premier album, la nouvelle sortie du groupe se pare d’une pochette absolument splendide qui attire les regards. Thématique commune oblige, on a souvent comparé Keys of Orthanc à l’inévitable Summoning. Et bien que le groupe canadien porte volontiers l’étiquette black metal atmosphérique, sa musique n’a pas grand chose à voir avec celle des Autrichiens…

Il est vrai. Les groupes de black metal parlant ouvertement de Tolkien ont un peu tendance à livrer une musique peu surprenante. Et si l’on ajoute à cela les projets dungeon synth qui ont la même créativité thématique (c’est-à-dire aucune), on tombe nez à nez avec une musique souvent stéréotypée. Fort heureusement, le style de Keys of Orthanc sauve tout ce beau monde à l’aide d’un black metal plutôt rapide et rageur. Outre un titre introductif peu pertinent avant que les guitares et les percussions ne prennent le relais, et deux nouvelles incursions folk à mi-parcours et à la fin, A Battle In the Dark Lands of the Eye… est uniquement composé d’un black metal au son chaud et au riffing très prenant.

Une chose se dégage de ce deuxième album, son homogénéité. Du début à la fin, le groupe parvient à livrer le même son de guitare, la même atmosphère menaçante, et surtout, la même qualité globale. Le résultat en vaut assurément la chandelle, surtout si l’on ajoute à la recette les chants éraillés très convaincant de Harslingoth, absent du premier album mais venu épauler Dorgul pour l’occasion. Le risque avec l’homogénéité sus-citée, c’est qu’un certain ennui s’installe, mais il n’en est heureusement rien, principalement grâce à des riffs au pire corrects, au mieux galvanisants, et ce sur tous les titres de l’album. Déception importante cependant à l’écoute de “A Dawn In Mordor”, qui vient clore l’album à l’aide de sonorités orchestrales alors que l’on pouvait légitimement s’attendre à un dernier titre sulfureux pour finir en beauté.

Au rayon des satisfactions de l’album, on peut citer “At the Gate”, qui vient réveiller l’auditeur de la belle façon après le retentissement glaçant de ce qui semble être le cri d’un Nazgûl, ainsi que “The Old Castle of Durthang”, qui parvient à relancer la machine après sa délicate introduction acoustique. Mais le deuxième album des Canadiens ne se limite bien évidemment pas à ça, et il convient de s’en délecter dans sa globalité. On pouvait s’attendre à quelque chose de très cliché avec A Battle in the Dark Lands of the Eye, moi en tête de peloton, mais Keys of Orthanc a réussi son coup avec un album de qualité.

Alors que les mois de septembre et d’octobre s’annoncent gratinés en matière de black metal, mouillez-vous donc la nuque avant de vous jeter à l’eau avec le dernier né du duo québécois. Le groupe confirme sa présence au coeur de la liste rutilante des groupes qui valent le détour dans la province francophone, bien qu’ayant un style différent. On pourra reprocher à l’album sa production un peu lisse, heureusement compensée par une énergie communicative et un travail graphique magnifique. L’automne est bel et bien de retour.

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