Wolcensmen – Fire In the White Stone

écrit par Maxime
0 commentaire

[vc_row][vc_column][vc_column_text]

Pays : Royaume-Uni
Genre : Folk
Label : Indie Recordings
Date de sortie : 20 Septembre 2019

Wolcensmen, pour la plupart des gens, c’est un excellent album sorti en 2016, que nous avons notamment beaucoup apprécié. C’est tout à fait normal que le projet de Dan Capp (Winterfylleth) se fit connaître à cette occasion, tant Songs From the Fyrgen touchait par son émotion et par son potentiel de dépaysement. Désormais, une poignée de mois après la sortie de l’EP Songs From the Mere, accompagnant la réédition du premier album, le projet britannique est sur le point de dévoiler Fire In the White Stone, son deuxième album longue-durée. Un album légitimement très attendu, mais est-il réellement au niveau de son grand frère ?

La plupart du temps, surtout si vous êtes constamment à la recherche de nouvelles trouvailles sur le net, le premier contact avec un album est visuel. Wolcensmen a toujours fait dans la sobriété avec ses pochettes, et cette sobriété lui allait très bien à mon humble avis. Un logo vaguement énigmatique sur fond de paysages photographiés ou peinturlurés, c’était une recette diablement simple mais parfaite pour illustrer la musique plutôt intimiste de l’artiste. Ceci étant, un virage semble avoir été pris concernant l’identité graphique du projet. Le moment ne sera jamais venu de critiquer le talent éblouissant de David Thiérrée, auteur de la magnifique pochette de Fire In the White Stone, mais le fait est que cette dernière se montre étonnamment chargée et ne colle que peu, à première vue, au style boisé et reclus de Wolcensmen. Mais après tout, peut-être que ce style a aussi subi une certaine refonte ?

Ce nouveau disque propose à son auditoire dix titres de longueur très variable (onze en vérité, le premier et le deuxième ne faisant qu’un sur la tracklist). Le style de Wolcensmen se reconnaît à vrai-dire plutôt facilement, et c’est tant mieux. C’est la guitare puis la voix de Dan Capp qui accueillent l’auditeur avide de sensations, mais très rapidement et au fil des titres, comme l’artiste a pu le faire avec réussite par le passé, un certain nombre d’instruments viendront enrichir l’expérience apportée. Citons notamment le violon, la flûte ou encore le kantele, dont je vous parlais il y a de ça quelques jours. Les titres s’enchaînent avec une fluidité certaine, chacun étant porteur d’une atmosphère bien à lui. Ma foi, ce deuxième album s’annonce tout aussi bon que le premier. Vraiment ?

Le fait est que Wolcensmen nous a habitués à une musique folk d’un certain niveau, et sans vouloir remettre en question la qualité de Fire In the White Stone (qui est elle aussi d’un certain niveau), on a parfois tendance à se demander où veut nous emmener l’artiste. Comprenons-nous bien, l’évasion est absolument inhérente à ce genre de musique, mais lorsqu’elle se montre floue, ça peut vite devenir problématique. Wolcensmen n’a à mon sens jamais eu autant la main verte qu’un Ulvesang (par exemple), mais son premier album inspirait à quelque chose de bucolique et de perdu, sans rien perdre de son charme innocent. Son charme innocent, Wolcensmen l’a toujours. Quoique. Mais le problème est ailleurs. On se rend compte au fil de l’album que l’ensemble souffre d’un manque d’homogénéité assez difficile à décrire

Au sein de la tracklist, deux titres se démarquent par leur ambiance plus solitaire, “Of Thralls and Throes” et “Maidens of the Rimeland”. Ces deux titres offrent une expérience d’écoute qui rappelle très facilement ce que l’artiste a pu faire par le passé, mais pour ce qui est du reste, on irait presque jusqu’à dire que l’on avance à tâtons, comme à l’aveugle. L’analyse est sévère, j’en conviens de bonne grâce, et sans doute ne sera-t-elle pas partagée outre mesure, mais il est vraiment décevant de voir Wolcensmen si peu inspiré en termes de dépaysement, alors que Songs From the Fyrgen était une absolue référence en la matière.

D’un point de vue strictement technique, l’assemblage de sonorités laisse rêveur la majeure partie du temps, mais sans avoir cette espèce de touche passéiste que l’on pouvait retrouver par le passé. On découvre cependant avec beaucoup d’enthousiasme la présence du kantele sur certains titres, et le clavier, bien que dispensable par moments, dévoile un potentiel très intéressant, notamment sur “Of Thralls and Throes”. Aucun titre n’est réellement en dessous des autres, si ce n’est que seuls deux d’entre eux m’ont vraiment ramené trois ans en arrière, lorsque Wolcensmen savait se montrer plus dépaysant.

Bien que cette chronique ait largement pu vous laisser penser le contraire, Fire In the White Stone est un très bon album qui contentera sans doute une large partie des admirateurs de l’artiste britannique. Je préfère cependant souligner ses manquements, peut-être un peu trop voyants (ou en l’occurrence audibles) pour être passés sous silence. Le voyage est toujours présent, mais on a cette fois du mal à voir où Wolcensmen veut nous emmener. Dommage, mais pas rédhibitoire pour autant.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_video link= »https://youtu.be/i7pYt23ZRTQ » align= »center »][/vc_column][/vc_row]

Laisser un commentaire