Asagraum – Dawn of Infinite Fire

écrit par Maxime
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Pays : Pays-Bas
Genre : Black Metal
Label : Edged Circle Productions
Date de sortie : 13 Septembre 2019

Au risque de faire grincer des dents un bon nombre d’entre vous dès les premières lignes, si Asagraum n’avait pas été uniquement composé de femmes, on entendrait moitié moins parler du groupe. Ce n’est ni une bonne, ni une mauvaise chose, il s’agit simplement d’un constat. Dans le monde ultra masculin (voire masculiniste) du black metal, l’arrivée (ou en l’occurrence le retour) sur le devant de la scène d’un groupe composé de femmes attire forcément le regard. La formation néerlandaise revient donc parmi nous, deux ans après le très bon mais un peu longuet Potestas Magicum Diaboli. La recette semble être la même avec Dawn of Infinite Fire, mais pour le même résultat ?

Contrairement à l’extrême majorité de la scène néerlandaise actuelle, Asagraum verse dans le black metal fidèle aux traditions plutôt que dans le black metal dérangeant, enveloppant et parfois un poil moderne auquel on a l’habitude, notamment avec la scène d’Utrecht. En amont de la sortie de Dawn of Infinite Fire, deux titres avaient été dévoilés afin de faire patienter tout le monde, dont l’excellent “Abomination’s Altar”. Ce titre est d’ailleurs à l’image du deuxième album d’Asagraum, avec beaucoup de rythme et un son de guitare plutôt consistant mais surtout très tranchant. Beaucoup de monde a apparemment placé le groupe sous la bannière du black metal mélodique, mais je me demande bien ce qui peut porter à croire qu’Asagraum évolue dans un style pareil, son black metal étant bien plus abrasif qu’un tant soit peu coloré, quand bien même ces couleurs seraient monochromes.

L’album jouit également d’un très bel artwork (même si ce qui est montré se situe étonnamment un peu “loin”) qui illustre à merveille la musique sulfureuse d’Asagraum, dommage cependant qu’il n’intègre pas le logo du groupe, celui-ci étant particulièrement réussi. Musicalement, au risque de lasser, Asagraum se base presque toujours sur la même recette pour administrer son venin, un venin parfois pernicieux mais qui ne perd jamais son potentiel dévastateur. Plus simplement, Asagraum ne s’embarasse pas. Il arrive, assène son black metal sans crier gare et s’en va, et on lui en est bien reconnaissants. Sans être réellement bas-du-front, le style du groupe néerlandais va droit au but, quand bien même il pourrait perdre en route les auditeurs peu réceptifs à ce genre de raccourcis. Le pic de violence est justement atteint avec le titre “Abomination’s Altar”, dommage cependant lorsque l’on se rappelle qu’il s’agit du premier titre dévoilé en marge de la sortie de l’album.

Décevant donc qu’aucun autre titre ne le surpasse, ce qui ne confère aucune réelle surprise à la première écoute de Dawn of Infinite Fire. On constate également que ce deuxième album jouit d’une production bien plus propre que celle de Potestas Magicum Diaboli. À voir si cela permet d’apprécier davantage la musique du groupe, ou si au contraire son potentiel acerbe en prend un coup. Je penche plutôt pour la première option, Asagraum n’ayant aucun intérêt à avoir un son trop sale pour faire passer son message, si tant est qu’il y ait un message derrière sa musique.

À l’arrivée, que peut-on dire de Dawn of Infinite Fire ? Asagraum n’a clairement pas livré l’album de l’année, mais le groupe propose en tout cas une solide progression quant à la sortie de son premier album. Sans être extraordinaire ou même tout simplement original, son travail sur Dawn of Infinite Fire mérite que l’on y jette une oreille attentive. Pour le coup, on peut dire que toute l’attention que suscite la deuxième sortie d’Asagraum n’est pas uniquement liée aux membres du groupe. Ces dernières sont sur la bonne voie pour proposer un album encore meilleur d’ici quelques années. À suivre de près.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_video link= »https://youtu.be/mvBwgN2g8Ao »][/vc_column][/vc_row]

1 commentaire

Ichigo Samuru 1 décembre 2019 - 22 h 52 min

Bonjour, j’ai découvert Asagraum hier, un peu par hasard sur YouTube. Un extrait de concert. J’ai beaucoup apprécié. Je vous remercie pour votre chronique très intéressante. Cordialement. Ichigo Samuru.

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