Live Report – Archgoat + Temple of Baal + Au Champ des Morts – Paris

écrit par Maxime
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Depuis maintenant quelques semaines, la saison des festivals a laissé place à celle des concerts, et avec elle sont arrivées nombre d’affiches à ne pas manquer. L’affiche du jour est de celles-ci, et elle se situe d’ailleurs volontiers dans le haut du panier. Le 28 septembre, les groupes Archgoat, Temple of Baal et Au Champ des Morts se sont produits devant le public du Petit Bain à Paris, venu en nombre pour l’occasion. Une soirée d’autant plus spéciale qu’il s’agissait pour Archgoat d’une tournée pour fêter ses trente ans, et qui a concocté pour ce faire une setlist très particulière composée de titres très rarement joués…

Fraîchement débarqué de ma Flandre pour le week-end, je passe l’après-midi avec d’anciens compagnons de chronique. C’est donc avec un retard significatif que j’arrive sur les lieux avec l’ami Dantefever. Pour être honnête, aucune inquiétude, mon intérêt et mon affection pour Au Champ des Morts frôlant le néant. Je me fonds rapidement dans le public pour les trois derniers titres du groupe français afin de constater qu’effectivement je n’ai rien raté de transcendant. Comme il est de coutume au Petit Bain, le son est de qualité, même si les chants de Stéphane, sur lesquels il a été apposé un étonnant effet d’écho, se perdent un peu trop facilement dans le marasme produit par les autres instruments.

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Ceci étant, nombreux semblent être les adeptes du groupe au sein du public, et ceux-ci passent visiblement un excellent moment au son de la musique du groupe pour lequel il se sont déplacés. Une entrée en matière sans doute excellente pour certains, mais n’aimant pas le style du groupe, je me garderai bien de faire quelque commentaire.  Ayons tout de même un mot pour les horaires de la soirée désormais propres à la majorité des concerts parisiens. C’est tôt, très tôt, voire trop tôt. Inutile de se répandre en pleurnicheries, mais heureusement que le concert a lieu un samedi soir.

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C’est maintenant au tour de Temple of Baal d’investir la scène. Le groupe francilien a touché à de nombreuses choses différentes au cours de sa respectable carrière, et sa prestation est justement à l’image de cette riche discographie : très variée. C’est bien simple, Amduscias et ses compagnons en font voir de toutes les couleurs à un public cette fois très remuant, ou en tout cas pour une poignée de spectateurs. Pas diminué pour un sou par un bras en écharpe, Amduscias harangue les foules et donne du corps au set de Temple of Baal. Les titres s’enchaînent et il y en a véritablement pour tous les goûts. Du black death très péchu, du black plus traditionnel, des aventures vers quelque chose de plus orthodoxe. Le public est servi et en est ravi.

Le clou du spectacle est véritablement l’arrivée sur scène de Warchangel, chanteur de Ritualization, pour l’interprétation d’un titre. Ce dernier restera comme l’un des grands moments de la soirée. À la satisfaction générale, la prestation de Temple of Baal s’achève pour laisser place au groupe le plus attendu de la soirée, à savoir Archgoat. Je n’ai pas peur de dire que c’est pour les finlandais, et uniquement pour les finlandais, que j’ai entrepris de revenir à Paris pour le week-end, et il en est sans doute de même pour un certain nombre de spectateurs du soir. Au Champ des Morts avait fait une entrée remarquée sur la scène black metal, Temple of Baal a acquis une excellente réputation au fil des années, mais sauf leur respect, ils ne représentent pas grand chose à côté de la machine à mandales qu’est Archgoat.

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Trente ans, ça se fête, et le groupe a cuisiné pour cela une setlist aux petits oignons composée de raretés. Quel n’est pas le plaisir ressenti, d’ailleurs, au moment de découvrir une setlist tenant sur deux feuilles au lieu d’une seule, cette perspective promettant une bonne heure et demie de set endiablé. Et pour être honnête, comme d’habitude avec Archgoat, les superlatifs manquent. Les membres du groupe, si on laisse de côté le claviériste, débarquent sur scène en tenue de circonstance, arborant bracelets à clous, rangers et sang (qui semble véritable, si l’on en croit l’odeur que dégagent les frères Puolakanaho).

Ces derniers en imposent énormément sur scène et enchaînent les titres avec une rigueur exemplaire, tout en se montrant absolument imperturbables. Aucune communion avec le public, aucun jeu de scène quelconque, mais une prestance et un charisme que seule une poignée de groupes peuvent se targuer d’avoir en live. Et bien évidemment, la fosse est en ébullition totale du début à la fin, notamment lors des titres en blast beat, qui se prêtent particulièrement à de sauvages agissements. Une fois encore, le son est de grande qualité et permet d’apprécier à leur juste valeur les éructations d’outre-tombe de Lord Angelslayer, même si les quelques nappes introductives au clavier résonnent parfois un peu fort.

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Ceci étant, les festivités qui ont lieu dans le public donnent visiblement des ailes à certains joyeux lurons, venus au concert pour s’amuser plutôt que pour écouter la musique de l’un des groupes les plus respectables de la scène. C’est ainsi que tour à tour, plusieurs spectateurs s’invitent sur scène (bien évidemment sans y avoir été invités) pour le simple mais regrettable plaisir de se jeter sur quelques compères hilares. J’ai à ce moment précis bien envie d’offrir tout l’or du monde à Ritual Butcherer pour qu’il envoie son plus beau high kick dans les reins de l’un d’entre eux, et d’après les quelques conversations entendues par la suite, je suis loin d’avoir été le seul à souhaiter pareille finalité. Un public clairement pas à la hauteur du monument qui se trouve sur scène.

Mais mis à part cette partie du public qui ne sait apprécier un groupe tel qu’Archgoat à sa juste valeur, il faut dire que la prestation ne souffre d’aucun accroc, et passe d’ailleurs très vite. On arrive assez rapidement à la fin d’un set dévastateur qui marque d’ailleurs physiquement plusieurs spectateurs. Toujours avec la froideur qui les caractérise, les membres du groupe quittent la scène, le devoir accompli, et c’est tout le public qui met de longues minutes à se remettre de ce à quoi il vient d’assister. Une prestation impériale.

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Comme on pouvait s’y attendre, la soirée n’a pas absolument pas déçu, et deux groupes de qualité ont bien préparé le terrain pour la tête d’affiche. Fidèle à sa réputation, Archgoat est venu sans dire un mot, a tabassé tout le monde, et s’en est allé sans en dire davantage. On ne pouvait pas rêver mieux pour fêter dignement les trente ans de l’un des groupes les plus ravageurs de la scène. Et se dire qu’il l’est depuis maintenant trente ans, ça fait réellement tourner la tête…

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