1349 – The Infernal Pathway

écrit par Maxime
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Pays : Norvège
Genre : Black Metal
Label : Season of Mist
Date de sortie : 18 Octobre 2019

J’ai toujours eu énormément de respect pour 1349, mais si l’on met la trilogie originelle de côté, aucun album n’a réellement été à la hauteur de l’aura du groupe, qui est parfois, il faut le dire, un peu exagérée. Malgré un line-up rutilant et une réputation solide, difficile de prêter à 1349 une qualité de composition ne serait-ce que semblable à celle des grands noms norvégiens. Pour autant, le groupe jouit toujours d’un public conséquent, et le présent album est d’ailleurs produit par le biais d’un grand label de la scène metal, en l’occurrence Season of Mist. Dernier album longue durée en date, Massive Cauldron of Chaos, était agréable mais loin d’être incontournable. La donne a-t-elle changé en l’espace de cinq ans ?

Je ne passerai que brièvement sur les deux pseudo-EP sortis plus tôt dans l’année, pour la simple et bonne raison que leur raison d’être est proche du néant. Bâtir un EP sur un titre sorti de manière anticipée et sur un titre live n’est pas suffisant, quand bien même ce serait pour promouvoir l’album longue durée à venir plus tard dans l’année. Si Season of Mist a de l’argent à gaspiller, qu’il le fasse plus intelligemment, ou pour des groupes qui le méritent tout autant, sinon plus. Toujours est-il que la manoeuvre a pu dévoiler au public deux titres de The Infernal Pathway, à savoir “Dødskamp” et “Through Eyes of Stone”.

Si le second nommé est agréable et plutôt fidèle au style du groupe, c’est moins le cas de “Dødskamp”, qui a tendance à durer sans secouer l’auditeur outre mesure, et ne pas secouer l’auditeur de la part d’un groupe comme 1349, c’est un problème. De manière générale, c’est malheureusement le reproche que l’on peut faire à la majeure partie de The Infernal Pathway. Bien entendu, quelques titres sont là pour rappeler que l’on écoute un groupe qui a choisi la voie de la violence, tels “Enter Cold Void Dreaming” et “Deeper Still”, mais c’est trop peu de la part d’un groupe pareil. Si l’on en vient à relever les quelques titres qui sortent du lot en matière d’agressivité, et non l’inverse, c’est fortement dommageable pour les Norvégiens.

De plus, et c’est très culotté de la part de quelqu’un qui n’apprécie pas particulièrement la production type Légions Noires, le son de 1349 sur ce nouvel album se montre parfois bien lisse. Il s’agissait notamment de l’un des reproches que l’on pouvait faire de Massive Cauldron of Chaos, mais dans la mesure où l’album évoluait un ou deux crans au dessus en matière de violence, difficile de réellement s’en offusquer. Ici, alors qu’il faut un peu fouiller pour trouver les moments frénétiques, on ne peut que remarquer que la production générale aurait pu être rendu un peu plus sale, et c’est tout l’album qui en aurait profité.

Les adeptes des courtes interludes ambiantes retrouvent également avec plaisir les fameux Tunnels, ces titres à l’ambiance ritualiste qui fleurissent entre deux titres black metal, et qui étaient apparus pour la première fois sur Demonoir. Ils sont au nombre de trois sur The Infernal Pathway, et bien que très stéréotypés, ils apportent à l’ensemble cette touche mystique et habitée que les riffs ne parviennent pas à faire naître, ou si peu. De plus, ils sont souvent suivis par des titres plus brutaux que la moyenne de l’album. Seule exception, le titre final polymorphe “Stand Tall In Fire”, qui rend un peu longuette la fin de l’écoute.

Finalement, il est un peu facile de dire que The Infernal Pathway déçoit, d’autant que je n’attendais personnellement rien de cet album. Hellfire est maintenant loin dans la discographie du groupe, et il serait triste de s’accrocher à l’espoir de voir naître un album qui lui est similaire un jour. Mais tout de même. Si 1349 veut pouvoir se rendre digne de son statut, il ferait sans doute bien de tourner davantage le curseur de la violence. À l’écoute de ce dernier album, Massive Cauldron of Chaos passerait presque pour l’un des albums les plus enragés de la discographie du groupe, et s’il on en vient à ce genre de conclusion, c’est effectivement la déception est de mise…

Quitte à endosser le costume du râleur, autant le faire pour de bon, et affirmons haut et fort que 1349 n’est pas à la hauteur de sa réputation. Les moeurs changent, le black metal aussi, mais les Norvégiens ne prennent pas le chemin qui met le plus en valeur leur carrière. Il est dommage de constater que seuls deux ou trois titres de l’album tancent vraiment leur auditoire, et inutile de préciser que deux ou trois titres sur huit titres black metal, c’est presque famélique. Le poids des années se fait rude sur les épaules de 1349, et ce ne sont pas les quelques excellents passages de l’album qui pourront sauver son rendu global. Décevant, mais nous attendions-nous vraiment à autre chose ?[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_video link= »https://youtu.be/bxnd7uS6_CQ » align= »center »][/vc_column][/vc_row]

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