Catubodua – Maruos

écrit par Maxime
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Pays : France
Genre : Pagan Black Metal
Label : Asgard Hass Productions
Date de sortie : 8 Décembre 2019

Environ un an et demi après la sortie de son premier EP, le groupe originaire de Rhône-Alpes Catubodua faisait un retour remarqué sur la scène française début décembre, en s’alliant notamment au label Asgard Hass pour l’occasion, comme pour se donner les moyens de ses ambitions. Et des ambitions, le quatuor fait bien d’en avoir, car sa première sortie avait révélé un potentiel certain, et qui ne demandait qu’à être exploité. C’est donc chose faite, avec la sortie de ce premier album longue-durée, intitulé Maruos. Catubodua confirme-t-il les excellentes dispositions qu’il a pu montrer par le passé ?

Non contents de proposer un premier album longue durée, les membres de Catubodua ont mis les petits plats dans les grands. C’est ainsi que Maruos se voit doté d’un contenu musical de près d’une heure, divisé en sept titres relativement longs. Et cette tendance propice au récit est tout à fait perceptible à l’écoute de l’album, dont la durée et les textes – par ailleurs de qualité – favorisent le sentiment chez l’auditeur de se trouver face à une véritable fresque de pagan black metal portant sur les traditions celtes. Techniquement, Catubodua semble avoir opéré quelques petits changements suite à la sortie de son EP éponyme.

En plus d’avoir revu à la hausse la qualité du son, sans pour autant perdre cette espèce de touche passéiste difficilement qualifiable, Catubodua met sur la table quelque chose d’autrement plus lapidaire. Que l’on parle de sa batterie ou du son de ses guitares, Maruos est riche de quelque chose de plus sombre, de plus instinctif. La chose est particulièrement audible lors des riffs en tremolo picking, tout en considérant la cadence qu’offre la batterie en arrière-plan. Et puisque l’on parle de riffs, Catubodua n’a pas chômé. Il est devenu fréquent (toutes proportions gardées) de comparer le style de Catubodua à celui de Windir (le groupe brillant à mon sens par la qualité de ses riffs), je l’ai moi-même fait lors de ma chronique du premier EP, et peut-être cela est-il dit de manière exagérément élogieuse. Ceci étant, à l’écoute de certains riffs de Maruos, force est de constater qu’un gros travail a été effectué sur ce plan.

Deux titres se dégagent de la tracklist si l’on considère la richesse de leurs riffs, il s’agit de “Sagesse Ancestrale” et de “Chemin des Sacrifiés”. Le premier nommé brille par sa capacité à faire alterner les solos très efficaces avec les riffs déchirants et bourrés de nostalgie, alors que le second offre les premiers moments réellement fédérateurs de l’album, notamment vers la fin du premier couplet. Pour le coup, j’y vois des influences proches de Vindland, ce qui est tout aussi estimable. Finalement, à l’écoute de Maruos dans son entièreté, l’impression d’avoir affaire à un album hybride domine chez l’auditeur. On a d’un côté toute l’énergie qu’apportent les riffs et la rythmique, et de l’autre, toute la dimension contemplative inhérente à tout album de pagan black qui se respecte. Dans les deux cas, ça marche.

Cette dernière n’est certes pas audible à la première écoute, mais elle est bien là et se veut d’ailleurs un peu plus subtile que ne le suggèrent les quelques samples présents tout au long de l’album, bien que leur ajout fasse office d’artifice convaincant. On pourra cependant reprocher une chose à Maruos, sa longueur. Même s’il est agréable de pouvoir se plonger dans un album finalement très immersif, une heure c’est assez long, et si le format se raréfie avec le temps, ça n’est probablement pas pour rien. Outre ce détail d’ordre technique, il est difficile de concéder la moindre faiblesse au dernier né du quatuor. Maruos forme un tout dont l’équilibre, la cohérence et le potentiel d’évasion ne présagent que du bon pour le groupe. Si ça n’était pas déjà le cas pour vous, comptez sur Catubodua dans les années à venir…

Après la sortie d’un premier EP de qualité, les attentes étaient de taille quant à la sortie du premier album de Catubodua. Le quatuor français a fourni un effort de taille et se voit récompensé par la mise au monde d’un album complet et riche en moments d’exception. Depuis quelques temps, la scène pagan black française brille par l’éclat de ses jeunes talents, ce qui nous promet des sorties de choix dans les années à venir…

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