Apokryphon – Subterra

écrit par M.
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Pays : Suisse
Genre : Black Metal Progressif
Label : Avantgarde Music
Date de sortie : 7 Février 2020

Voilà un album qui ne va pas laisser indifférent. Il faut dire que sa créatrice, Zorgh, bassiste et multi-instrumentiste chez Darkspace, a mis les petits plats dans les grands pour concocter un projet ambitieux. Subterra est donc un album de black metal atmosphérique qui distille une ambiance ésotérique dans un paysage musical déjà bien préoccupé par la thématique. Que vaut donc ce nouveau projet signé chez Avantgarde Music ?

Dès le début, on écartera toute comparaison hâtive avec Darkspace, les deux groupes évoluant aux antipodes l’un de l’autre. Ces deux projets ont quand même en commun une envie de faire vivre un univers singulier, de sortir des préoccupations trop prosaïques de l’existence humaine. On ne retrouve aucun élément de la puissance extraterrestre de Darkspace, c’est plutôt le mysticisme des temps anciens qui caractérise Subterra, avec un goût prononcé pour les textes enfouis, les premières religions pré-islamiques. Des mélodies orientalistes et des compositions progressives sont présentes dès “Evangelion of the Serpent”, elles se mêlent habilement avec un riffing typé black metal qui nous plonge dans une ambiance très dépaysante.

Malheureusement, le charme n’opère pas, malgré les écoutes, l’ensemble de Subterra paraît bien trop ennuyeux. On pourra reprocher à cet album une grandiloquence bien inutile, un côté bande originale de film assez déconcertant et difficile à expliquer. Certains morceaux ne sont pas dénués d’intérêt, comme “Evangelion of the Serpent”, qui débute comme un morceau de ritual ambient pour finir sur un black metal plus symphonique, mais l’ensemble sonne trop artificiel et pompeux. On notera tout de même de bonnes idées sur “The Naasene Psalm”, morceau très progressif avec un chant bien placé et des riffs convaincants, ou encore la piste instrumentale “The Great Ignorance”, qui prolonge cette ambiance ésotérique, mais cela est bien trop juste pour dire que cet album est une franche réussite.

Alors oui, il y a tout de même du positif dans Subterra, tel qu’un chant réussi qui révèle sa pleine puissance sur “Sand Ghosts”, mais cela ne crée pas l’adhésion chez l’auditeur pour autant, aucun morceau ne tire véritablement son épingle du jeu au point d’en être si indispensable et si original que cela. Cette singularité tant voulue à la base dessert complètement Subterra, l’ensemble sonne très confus, sans lien logique, avec des moments d’ennui profond. Sur le papier, Apokryphon paraissait ambitieux, alors qu’en réalité la déception est grande. Subterra laisse également un goût d’inachevé, avec l’impression qu’il manque cruellement de morceaux forts pour marquer les esprits et aboutir à un album véritablement convaincant.

Bien sûr, le concept de l’album est intéressant car poussé au détail et inspire le respect, mais évidemment cela ne suffit pas à faire de Subterra un album à la hauteur de ses ambitions. Sans forcément crier à la supercherie, on se laisse bien évidemment prendre au jeu d’un name dropping de départ alléchant. Au final, Apokryphon est malheureusement dépassé par d’autres concepts, d’autres albums bien plus notables dans le même registre.

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