Cosmic Putrefaction – The Horizons Towards Which Splendour Withers

écrit par Maxime
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Pays : Italie
Genre : Death Metal
Label : I, Voidhanger Records
Date de sortie : 22 Mai 2020

Une petite année seulement après la sortie de son premier album, At the Threshold of the Greatest Chasm, Cosmic Putrefaction remet le couvert avec The Horizons Towards Which Splendour Withers, écrasant par la même occasion son auditoire sous le poids d’un death metal volcanique. À l’aide d’un univers musical qui continue de faire la part belle aux ambiances enveloppantes et sulfureuses (la bonne idée que voici), le projet italien est bien évidemment attendu au tournant après les belles promesses affichées par son premier album, qui a à peine eu le temps d’être digéré par son public. Entreprise risquée ou véritable confirmation ?

Si The Horizons Towards Which Splendour Withers se pare d’une pochette moins surréaliste que son prédécesseur, la grandeur cosmique qui s’en dégage a le mérite d’attirer le regard. Cependant, si vous vous attendez à retrouver la lente montée en puissance propre à At the Threshold of the Greatest Chasm sur ce nouvel album, vous allez être secoué. Sans prendre de gants le moins du monde, Cosmic Putrefaction vomit sa fange à une cadence folle dès les premières secondes de « Between Awe and Fear upon the Burst of the Ominous Star ». L’entrée en matière est très réussie et permet de prendre l’auditoire à la gorge sans se soucier de son consentement. On aime. Dans le casque, les riffs s’enchaînent à toute vitesse, tant et si bien qu’il faut s’accrocher pour suivre le fil des hostilités.

Cosmic Putrefaction, projet de Gabriele Gramaglia (Summit, The Clearing Path), est ainsi parvenu à trouver l’harmonie parfaite entre diligence implacable et lourdeur monolithique. Si la vitesse d’exécution offre des moments d’écoute très satisfaisants, c’est sans doute l’aspect incroyablement massif de la musique qui a l’effet le plus dévastateur. Tout ce qui se dégage de The Horizons Towards Which Splendour Withers n’est que massiveté et moiteur. L’album offre un contenu impitoyable, et l’expérience vaut assurément le détour. De son côté, Gabriele Gramaglia fait montre d’une certaine aisance au micro, passant d’un chant death d’outre-tombe à des hurlement plus éraillés, renforçant ainsi l’aspect très riche et presque fastueux de sa musique. Il est ainsi presque surprenant d’entendre des sonorités acoustiques, à savoir celles clôturant « The Glooming Murk of His Telluric Shrieks ».

En effet, les moments de répit sont rares. Ceci étant, il serait incorrect d’affirmer que Cosmic Putrefaction ne verse que dans la violence pure. Certes, certains passages permettent de faire retomber la pression, mais ils sont somme toute assez génériques, sauf peut-être pour l’accalmie qui se situe au beau milieu de « Abysmal Resonance Projection ». Mais Cosmic Putrefaction a surtout la faculté d’aspirer à quelque chose de plus grand, de plus noble que le simple death metal furieux. Le projet italien semble toujours être à la recherche d’une espèce d’élévation céleste, et « Abysmal Resonance Projection » est justement un vibrant exemple. Finalement, la grosse demi-heure que représente The Horizons Towards Which Splendour Withers passe en un éclair. Malgré quelques passages un poil moins convaincants (on pinaille un petit peu), Cosmic Putrefaction effectue un retour tout à fait honorable, et inscrit définitivement son nom sur la liste des projets de death metal à surveiller de très près.

Si Cosmic Putrefaction se décide à sortir un album aussi solide tous les ans, je ne donne pas cher de la peau de ceux qui prendront la décision de suivre le projet italien dans ses pérégrinations écrasantes d’impétuosité. Si vous avez décidé de renoncer à vous battre face à l’arrivée des premières chaleurs de l’année, The Horizons Towards Which Splendour Withers ne manquera pas de vous porter le coup de grâce.

 

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