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Satyricon – Fall of Summer 2016

Nous y sommes enfin. Pour certains il s’agissait de la prestation essentielle de ce Fall of Summer 2016. Samedi soir, à 23h, le large public de la scène Blackwaters a été témoin du show exceptionnel de l’uns des duos les plus célèbres et les plus talentueux de la scène metal internationale, à savoir celui de Satyricon. En plus d’être particulièrement attendus, les norvégiens allaient livrer une prestation marquée du sceau de Nemesis Divina, leur troisième album. En effet, l’année 2016 marque les vingt ans de la sortie du meilleur album (selon le point de vue, évidemment) de Satyricon. Voici donc une raison supplémentaire, s’il en fallait une, de ne pas rater le concert des norvégiens.

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Il fallait évidemment jouer des coudes et savoir attendre pour être placé correctement en vue de la représentation de Satyricon. Pour certains, l’interminable attente, qui passait d’ailleurs par le fait d’assister à la rafraîchissante prestation de Claudio Simonetti’s Goblin, s’est achevée lorsque les techniciens ont commencé à s’affairer pour préparer la scène. Comme vous pouvez aisément le comprendre, cette préparation était elle aussi interminable. Mais au terme de cette dernière, c’est dans un tonnerre d’applaudissements et de cris que Satyr, Frost et leurs musiciens sont arrivés sur une scène haute en couleurs et magnifiquement apprêtée pour, enfin, entamer leur diabolique prestation.

Quels ne furent pas les frissons ressentis lorsque Satyr prononça les trois mots magiques annonçant le début de « The Dawn of a New Age ». Aucun autre titre que celui-là n’était à même d’introduire un concert consacré aux vingt ans de Nemesis Divina. La prestation était bel et bien lançée, et, ce, sur des bases plus que solides. Nous nous tuons à le dire depuis le début de la semaine et la publication des live reports, mais le son était encore une fois parfait et, appuyée par un jeu de lumière majestueux, la musique de Satyricon prenait enfin tout son sens. Toujours aussi remuant sur scène, Satyr a fait preuve de belles attentions vis à vis du nombre impressionnant de spectateurs massé sur la plage et sur la colline, le faisant régulièrement participer aux titres cultes composants la setlist des norvégiens.

Compte tenu de l’histoire récente de Satyricon, que ce soit vis à vis de ses albums ou de ses prestations scéniques, il était légitime d’appréhender la représentation du Fall of Summer. En effet, n’importe quel amateur de black ou connaisseur du groupe sait à quel point les derniers albums, tout comme les concerts, sont loin des espoirs qui ont pu être placés en Satyricon par le passé. Heureusement, les doutes ont très vite été dissipés par Satyr et compagnie, qui ont su mettre les bouchées doubles pour contenter la foule venue assister à cette splendide prestation. Ayons aussi quelques mots pour qualifier l’impressionnant jeu de Frost, qui est toujours aussi rapide et frénétique derrière sa batterie. Je pense que beaucoup me rejoindront si je venais à affirmer qu’il est dangereux pour nos pauvres cervicales de se calquer sur son rythme effarant.

L’apothéose de cette prestation est évidemment intervenue au moment au cours duquel le groupe a interprété son titre fétiche, « Mother North », devenu, depuis la sortie de Nemesis Divina, un véritable hymne à l’échelle du black metal, peu importe ce qu’en pensent ses détracteurs. La communion avec le public était alors totale, il s’agissait assurément de l’un des moments forts de ce festival, qui jouissait d’un concert hors du commun, et que ses spectateurs n’étaient pas prêt d’oublier. Nemesis Divina offrant trois quarts d’heure de plaisir, et Satyricon ayant une heure de concert à sa disposition, le calcul était vite fait pour arriver à la conclusion selon laquelle les norvégiens auraient à jouer trois morceaux ne figurant pas sur l’album mis à l’honneur. Une pointe de déception pour certains, un moyen de prolonger le plaisir pour d’autres. Quoi qu’il en soit, Satyricon n’a laissé personne indifférent.

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Les superlatifs me manquent pour qualifier la prestation aussi émouvante que prodigieuse livrée par les norvégiens de Satyricon. Il s’agissait là du dernier concert anniversaire de Nemesis Divina, Satyr en a d’ailleurs profité pour clamer son amour de la France. Quoi qu’on en pense, quoi qu’on en dise, Satyricon n’est pas mort, et la formation continuera à vivre tant qu’elle sera capable de donner des concerts aussi réussis et poignants que celui du Fall of Summer.

Merci à Aurélia pour la photographie.

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Fondateur / Rédacteur chef - maxime.deruy@gmx.fr

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