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Deströyer 666 – Cold Steel… For An Iron Age

Pays Australie
Genre : Black/Thrash Metal
Label : Season of Mist
Date de sortie : Juin 2002

À vous tous qui avez la haine, qui ne supportez plus ce monde toujours plus sordide ; et à vous autres, qui bouillonnez d’une rage furieuse et qui voudriez en finir et mettre le feu à tout ce qui bouge ou non, cette chronique vous est dédiée ! Aujourd’hui je vous parle de Deströyer 666 et de son brûlot culte, Cold Steel…For an Iron Age.

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Deströyer 666 se forme en 1994 en Australie, au moment de l’explosion du black metal en Scandinavie, et fait partie de la vague black thrash caractéristique qui émergea à ce moment sur l’île aux kangourous. D’emblée, le groupe se crée une réputation avec plusieurs démos, dont la mythique Satanic Speed Metal, puis son premier album, Unchain the Wolves, en 1997. En 2000, le groupe sort son chef d’œuvre légendaire Phoenix Rising, dont je vous parlerai prochainement. Enfin, le groupe sort en 2002 ce Cold Steel…For An Iron Age. Délaissant quelque peu le black metal pour se concentrer sur son versant plus thrash, le groupe offre ici un monument de violence et de haine d’une vélocité jouissive.

Car si Deströyer 666 est largement surpassé sur le plan de la brutalité par bien des albums de grindcore, de black ou de death, il possède une sauvagerie et une envie d’en découdre si palpable et contagieuse qu’il donne mille fois plus envie de tout détruire que n’importe quel album de brutal death. Un peu de la même façon que Slayer finalement. Deströyer 666 n’est pas écrasant et accablant, mais bien tranchant et dévastateur, implacable et puissant.

Deströyer 666 nous offre neuf chansons courtes, toutes rapides, qui reposent, sans trop d’originalité, sur un élément capital; les riffs. Et quels riffs ! C’est simple, pas un seul riff de l’album n’est ne serait-ce que bon, ils sont tous excellents ! Tous sont parfaitement incisifs, accrocheurs et donnent des envies de génocide. Le titre d’ouverture «Black City/Black Fire» possède peut être bien le riff le plus puissant qu’il m’ait été donné d’entendre. À l’image de ce premier morceau, les chansons sont, soit complétement sauvages et déchaînées, comme le sont «Raped» et la très brutale «Sons of Perdition», soit plus galvanisantes, avec un rythme légèrement moins soutenu et des refrains vindicatifs. On notera l’éponyme, ainsi que «The Calling» et «Witch Hunter».

Petit détour sur la production. Absolument parfaite selon moi, une fois de plus. La basse est très audible et se permet une bonne indépendance par rapport à la guitare, la batterie claque et sonne fort, avec en particulier une caisse claire explosive et des cymbales mises en avant. Et les guitares … Un régal ! Un son authentique, puissant, un rien diffus et brouillé et pourtant si tranchant et galvanisant … Un immense point fort de l’album que cette production divine !

Au milieu de ce maelstrom continu, deux pistes sortent du lot. La première est «Savage Pitch» et son riff jouissif, assez heavy, très entraînante et efficace. Typiquement le genre de chanson qui vous donne envie de lever le poing dans le bus ou devant votre ordinateur. Ensuite, «The Fall of Shadows». Court morceau de trois minutes, il ne se base que sur un seul riff. Un seul, oui, mais vous en aurez rarement entendu d’aussi puissants. S’ajoute à cela une voix en écho, et vous obtenez un morceau un petit peu plus posé pour finir l’album, qui n’en est pas moins l’un des meilleurs que le groupe ait composés.

Pour finir, un mot sur les paroles. Comme annoncé, elles traitent beaucoup de la destruction du monde civilisé, mais rejoignent également les thèmes chers à Deströyer 666 que sont l’opposition à la pensée et aux valeurs communes, et l’apologie du monde païen. Un manifeste brûlant contre la société, un appel au retour aux sources et à l’état sauvage, le tout rugit par Warslut qui n’en finit pas de s’époumoner. Une des meilleurs voix du genre, haineuse et puissante à souhait. Le monde doit brûler, les loups doivent régner !

Ce Cold Steel… For an Iron Age peut être écouté des millions de fois sans perdre de son efficacité. Il ne s’agit de rien de moins que de l’un des albums les plus puissants que le metal ait fait naître. A la fois violent, évocateur, accrocheur et efficace, mais surtout terriblement sauvage et tranchant. N’y cherchez aucune trêve ni compromis, Deströyer 666 fais dans le old school total, de la production à la composition. Le luxe ici est que cet album n’est pas un simple défouloir ; il tient véritablement à cœur ! L’univers dépeint par le groupe et sa qualité intrinsèque vont feront y revenir encore et encore. Un album pour se préparer à la chute du monde civilisé. Un album pour redevenir un prédateur.

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