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Interview – Raido (Heimsgard)

Aujourd’hui, nous vous proposons une interview de Raido, l’unique musicien du projet solo français Heimsgard. Un an après la sortie du premier album de ce dernier, nous avons souhaité en savoir plus sur le regard de l’artiste sur son travail et sur ses projets à venir. Nous le remercions chaleureusement pour le temps qu’il nous a accordé.

Le premier album de Heimsgard, Ördrag, est sorti il y a maintenant un an. Avec le recul, quel regard portes-tu sur le travail qui a été effectué ?
Tout d’abord, cet album a été enregistré et mixé à domicile, avec du matériel basique mais fiable, seul le mastering a été effectué en studio pro. Quand je l’écoute aujourd’hui, je ne suis pas mécontent du résultat final, tant au niveau son que composition, pour le peu de moyen que j’avais pour le réaliser. Avec ce projet, le challenge était surtout d’aborder le chant clair, qui est une nouveauté pour moi, et je pense m’en être bien sorti pour une première, ce qui m’encourage fortement à poursuivre mes efforts et améliorer cette polyvalence.

Il y a quelques mois, j’avais notamment rédigé une chronique très élogieuse à propos de Ördrag pour pour un autre webzine. Quelles ont été les différentes réactions à propos de cette sortie ?
De manière générale, Ördrag a été bien accueilli, même si le manque d’innovation du genre est un sujet qui est ressorti plusieurs fois dans les chroniques, mais de toute évidence mon but n’était pas de réinventer le style. Cette sortie a été appréciée notamment dans des pays comme la Russie, l’Italie ou encore l’Espagne, surtout grâce au côté folk du projet. En France, je ne suis pas sûr, un chant en français aurait probablement favorisé davantage sa sortie dans l’hexagone, mais je voulais toucher un public plus large. Plusieurs fois on m’a reproché de mettre le côté folk trop en avant sur côté black, à savoir, ce projet avait aussi pour but de me faire accomplir des ouvrages autres que scellés dans l’essence black ou death metal, le changement est radical et accompli.

Aurais-tu souhaité aborder certaines choses différemment concernant l’écriture ou la conception de cet album ?
À propos de la conception, non, j’apprécie ce mode de travail qui consiste à faire avec ce que l’on a, ça personnalise l’oeuvre et ça conserve le côté amateur, essentiel au charme d’un premier album selon moi. Pour la composition, j’ai une méthode personnelle que j’aime beaucoup pour maçonner les mélodies et les leads sur les rythmiques (que je compose généralement en premier), et je reste fidèle à ce plan de travail. Concernant l’écriture, j’ai rédigé des récits inspirés de la mythologie et des contes nordiques, que j’affectionne beaucoup, dans l’esprit pagan, mais avec de la réserve, les prochains seront sûrement plus engagés, et la prochaine production sera sous doute de niveau supérieure.

On sent une empreinte pagan folk très marquée sur Ördrag, mais aussi, à certains égards, des touches black et melodeath. Quels ont été les groupes ou les projets qui t’ont inspiré ?
Les premières compos d’Ördrag datent de 2011, et, honnêtement, j’ignore quels groupes j’écoutais à cette période, ni même quelle tendance m’animait. Quoi qu’il en soit, on y trouve un trait melodeath que les fans de Wintersun souligne à la première écoute, et je ne peux nier cette influence musicale. Mais quand j’écoute Ördrag, j’arrive à discerner également une note de Falkenbach, Arkona, Nomansland, Welicoruss, Skalmöld ou encore Moonsorrow.

Travailles-tu sur de nouvelles compositions pour Heimsgard ?
Plus maintenant, le second album est d’ores et déjà entièrement composé et rédigé, et l’enregistrement a commencé début octobre, j’en suis très enthousiaste et j’espère pouvoir m’entourer de guests intéressants pour m’aider à mener à bien ce second opus.

Des représentations en live, à l’aide de musiciens, sont-elles à l’état de projet ?
Pas pour le moment, la reprise des lives est en vue pour Malevolentia et Karne, dans lesquels je suis au poste de guitariste, et établir une session live pour Heimsgard demanderait beaucoup de temps et d’investissement personnel, ce n’est pas la priorité du jour, voyons d’abord comment sera reçu le second album, et si demande il y a, concerts il y aura.

Quel regard portes-tu sur l’évolution du metal de manière général ?
Aujourd’hui, le metal semble connaître une expansion assez colossale, toutes sortes de publics sont près à se déplacer sur les importantes manifestations axées sur le metal, comme par effet de mode, et par conséquent, toutes sortes de messages sont maintenant diffusés via des groupes soi-disant metal. Le metal est donc moins mal vu et préjugé qu’auparavant je pense, mais l’essence même du genre se dissipe dans la foule. Heureusement la scène underground reste active et présente, de quoi rassurer les fans du style.

Merci beaucoup de m’avoir accordé cette interview, je te laisse le mot de la fin.
Merci à toi pour cet échange, et rendez-vous printemps/été 2017 pour la suite de ce projet.

About Maxime (360 Articles)
Fondateur / Rédacteur chef - maxime.deruy@gmx.fr

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