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Cancer – Terminal

Pays : Australie
Genre : Depressive Black Metal
Label : Indépendant
Date de sortie : 25 Octobre 2016

Au rayon des groupes de black metal à profonde tendance neurasthénique, il y a finalement assez peu de formations qui parviennent réellement à nous faire ressentir des émotions noires simplement grâce à leur musique. C’est malgré tout le cas en ce qui concerne Cancer, petit groupe originaire d’Australie, qui nous a servi sur un plateau son premier EP en octobre dernier, Terminal. La musique des australiens semble pourtant déjà très mature. Prenez place et embarquez pour un voyage musical très dérangeant et porté sur la douleur à l’état brut. Bienvenue chez Cancer.

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Nous allons être honnêtes d’emblée, l’Australie n’est pas particulièrement connue pour ses groupes de black metal. Si on laisse de côté Deströyer 666, qui n’est pas même pas un groupe de black pur, force est de constater qu’il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Néanmoins, si vous aimez particulièrement la musique qui nous fait ressentir de très douloureuses émotions, alors que n’avez pas dû passer à côté de la première sortie de Cancer. Rien que les noms du groupe et de sa première sortie nous annoncent la couleur concernant le registre dans lequel opère les australiens. Attention les oreilles, ça va hurler.

Au tout premier abord, Terminal m’a fait penser au seul et unique album des biélorusses de I’m Nothing. La place de la souffrance et de la douleur est ici extrêmement importante, et les chants m’ont beaucoup rappelé ceux du chanteur biélorusse No. Ces derniers apportent beaucoup de consistance à l’album, qui n’aurait pas la même dimension horrifique et morbide sans ces vociférations, ces véritables hurlements de douleur. Fort heureusement, les instrumentations ne sont pas en reste non plus, avec un rythme variable et des guitares qui peuvent se montrer diablement rapides, toujours pour inspirer à cette sordide image qu’est la mort la plus déchirante.

Pour certains, l’EP pourra se montrer pénible, voire même insupportable. La dimension émotionnelle fait qu’il n’est pas à faire écouter à n’importe qui, ceux qui sauront se faire posséder par ses froides sonorités se trouveront face à une musique fort bien écrite et interprétée. Vous trouverez cependant un peu frustrant le fait que l’album dure seulement dix-huit minutes. Ces dernières passeront à la vitesse de la lumière pour peu que vous vous laissiez transporter par les lames tranchantes et les douleurs aiguës de Terminal.

Un EP sans doute trop court mais très réussi pour les australiens de Cancer. Nous aurions sans doute apprécié une piste supplémentaire et un artwork un peu plus travaillé. Mais au-delà de ça, il n’y a rien à redire concernant la qualité de cette sortie, qui s’inscrit dans les bonnes surprises de l’année 2016 en ce qui concerne le DSBM. Cancer ne réinvente rien et reste fidèle à ce qui a fonctionné chez d’autres groupes avant lui, mais l’ensemble est très efficace, et c’est finalement tout ce qui compte. Une formation prometteuse.

 

About Maxime (261 Articles)
Fondateur / Rédacteur chef - maxime.deruy@gmx.fr

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