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Desaster – The Oath Of An Iron Ritual

Pays : Allemagne
Genre : Black Thrash Metal
Label : Metal Blade Records
Date de sortie : 8 Avril 2016

Après vous avoir cité Desaster en chroniquant le premier Bathory, votre serviteur s’est souvenu que lesdits allemands avaient sorti un très bon album il y a quelques mois. Allez, profitons du temps libre pour vous parler de The Oath Of An Iron Ritual, paru en avril dernier chez Metal Blade Records.

desaster

Si vous venez de lire ma chronique sur Bathory, votre lecture risque de se faire un peu redondante. Comme dit dans l’article précédent, Desaster applique la même formule que le Bathory première période. En un peu plus sophistiqué tout de même, le groupe ayant eu le temps d’assimiler et de digérer cet héritage tout en s’inspirant également de la seconde vague de black metal scandinave.  Cet album est donc, sans trop de surprise, un mélange de black, de thrash et de heavy. Tout est bien old school, en particulier la production qui s’applique à offrir au tout un son typique des années 1980, avec toutefois la puissance supplémentaire que peut offrir la technique actuelle. Au-delà même du son, la musique de Desaster sonne comme le Sodom des premières années, avec un aspect un peu plus rock’n roll et heavy. Le black thrash typique, alternant entre passages rapides et d’autres plus posés dans lesquels se révèlent d’ailleurs toutes les influences heavy traditionnel du groupe.

Pour parler de l’album, Desaster ne change pas sa formule d’un iota. Depuis le très thrashy Angelwhore de 2005, le groupe offre un compromis assez équilibré entre thrash metal à l’allemande et black metal scandinave. S’enchaînent donc trémolos épiques et riffs nerveux batailleurs, survolés par le chant gueulé ici aussi de Sataniac. « End of Tiranny », « The Cleric’s Arcanum » ou encore « Damnation Ad Bestias » appliquent parfaitement cette formule avec grand succès. Les titres sont prenants, efficaces et souvent épiques. « Haunting Sirens » vient par exemple mixer toutes ces influences sur une longue piste de plus de sept minutes et vous embarque pour une incroyable épopée, dans la pure veine de ce que le metal sait faire de mieux. Le riff principal en particulier vous marque et reste en tête des heures après l’écoute. C’est l’un des traits de Desaster d’offrir aux auditeurs de longs morceaux heavy et mid tempi, basés sur une alternance de quelques riffs épiques et évocateurs. Nous avions déjà « Possessed And Defiled » sur l’album précédent, The Arts of Destruction, nous avons ici « Haunting Sirens » et « At The Eclipse of Blades ».

Il faut aussi rappeler que dans le genre riff qui tue, Desaster est un excellent fournisseur. Ceux de « End of Tyranny » et « Damnatio Ad Bestias » en particulier sont imparables, et l’album entier est peuplé de superbes mélodies et de rythmiques irrésistibles. Malgré tout, il faut tout de même noter une certaine baisse de régime après la très bonne « Conquer and Contaminate ». Les trois dernières chansons ne sont en aucun cas des ratages, mais n’ont pas la superbe des précédentes, ni en efficacité ni en passages épiques. Rien de mauvais en soi, mais une certaine poussivité se fait parfois sentir.

Au-delà de la musique en soi, il faut saluer l’effort de Desaster pour nous offrir un disque metal jusqu’au bout des ongles. Non ne partez pas, ce n’est pas une énième crétinerie de ma part, mais juste un constat. Desaster, c’est absolument du metal, sans aucune autre influence, et l’esprit metal, si l’on peut l’appeler ainsi, est présent de la première à la dernière note. Cet amour combiné de la violence, de l’énergie, des épopées et de l’épique, jusqu’au son des instruments et de la voix. Autant dans la recherche musicale que dans l’explosion d’énergie brute. Ce genre de disque, ça vous fait bomber la poitrine et lever le point. Ça vous donne des envies de cuir et de cartouchières, de bière et de sueur. En un mot, la musique de Desaster vous rappelle pourquoi vous l’aimez et ne la lâcherez jamais, cette foutue musique !

Desaster livre donc avec son serment d’un rituel de fer un disque excellent, prenant, épique et agressif. Passons volontiers sur ses petits défauts en fin de parcours, et soyons plutôt reconnaissant aux musiciens du groupe d’être des témoins vivants depuis vingt-ans ans de la passion en notre musique chérie, de l’intégrité et du talent musical longue durée !

 

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