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Hellripper – Coagulating Darkness

Pays : Écosse
Genre : Black/Thrash/Heavy Metal
Label : Indépendant
Date de sortie : 14 Avril 2017

Le black thrash se divise en deux écoles. Il y a ceux qui suivent la droite ligne des premiers Bathory, primitive et pas subtile pour deux francs, et il y a ceux qui vont chercher un peu plus loin, qui parviennent à dégager quelque chose de supérieur et d’épique tout en restant incroyablement efficace. On classera dans la seconde partie Desaster, Absu, Triumphant et les à jamais indépassables musiciens de Deströyer 666. Dans la première, on pensera à Nocturnal Graves, Nocturnal, Aura Noir, et désormais Hellripper.

Hellripper, c’est le black thrash presque cliché tant le projet est représentatif du style. Mené par un seul musicien de vingt-deux ans, le projet a enchaîné les EP et les splits pour enfin accoucher de son premier longue-durée. Vingt-six minutes au compteur, artwork représentant des bons vieux boucs toute virilité dehors en train de désacraliser une église… Pas à discuter, nous sommes dans le black thrash le plus classique qui soit.

Musicalement, Hellripper serait un mélange de Nocturnal et de Deathhammer. Les riffs sont rapides, le grain de guitare très caractéristique, les vocaux sont gueulés en se raclant la gorge le plus douloureusement possible, la batterie alterne entre skank-beats et rythmiques plus heavy… À ce jeu-là, il s’agit d’être bon. La concurrence est rude, et le concept n’est vraiment pas original. Enfin, si vous lisez parfois mes chroniques, vous savez que votre serviteur se fiche pas mal de l’originalité, adore le old-school crasseux, et souffre qui plus est d’une faiblesse manifeste quand il s’agit de black thrash. Et comme vous êtes des gens brillants et plein de subtilité, vous avez déjà compris que si l’album cité vous est présenté aujourd’hui, c’est bien parce qu’il est bon.

Bon Dieu oui, que c’est bon ! Tout est là. Une production parfaite, bien old-school, avec la batterie bien bruyante, les guitares directement enregistrées en sortie d’ampli et une basse qui ronronne en fond. Venom et Mötorhead surplombent évidemment le tout, en particulier sur des pistes comme « From Hell ». Grosse influence heavy metal traditionnel également, mais qui aurait fait un bon stage en dépravation. Le thrash des années 1980, déglingué et braillard comme il se doit, apporte également sa patte griffue.

Pendant une demi-heure, on secoue la tête, on a envie d’aller avaler bière sur bière, de jouer à la marelle avec le Grand Bouc, et surtout de hurler de plaisir au son de ces chansons courtes, directes et pleine de feeling. Ah ! Que nos pères étaient heureux … À l’époque de Venom et Bathory ! Ce disque aurait pu sortit en 1989 sans aucun problème, il semble d’ailleurs en provenir tant il a évacué toute trace de modernité. Too old, too cold disait Darkthrone, mais pas trop vieux pour casser des nuques !

On ne s’éternise pas à lire, on va vite écouter. Le riffing est nerveux, rapide, efficace et parfaitement jouissif, et c’est ce qui fait toujours la marque du black thrash de qualité. Comme pour le dernier album de Quintessenz, il semblerait que les one-man bands de black thrash se soient décidés à prouver ce qu’ils savent faire. Qu’ils continuent, on en redemande !

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