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Sodom – In the Sign of Evil

Pays : Allemagne
Genre : Black Thrash Metal
Label : Devil’s Game
Date de sortie : 1985

Aujourd’hui, petit retour aux origines du mal. Tout le monde connaît Sodom, au moins de réputation. Bête de guerre infatigable, pilier du thrash allemand et du metal au sens large, le groupe de Tom Angelripper fait partie des très grands noms de la musique agressive et rapide. L’implacable machine teutonne fait actuellement figure de maître des assauts thrash virulents et guerriers, bien affirmé dans son style. Mais il fut un temps, dans les années 1980, où Sodom ne faisait pas du thrash à proprement parler, mais quelque chose de plus sale, de plus sombre, de plus mauvais.

Mauvais, c’est bien le mot. Maléfique, hargneux, primitif, blasphématoire… Le Sodom première génération, au moins jusque Persecution Mania, n’était pas à proprement parler du thrash. Si à l’époque on ne s’embêtait pas autant avec les étiquettes, état d’esprit d’ailleurs regretté par l’Oncle Tom, on parlerait maintenant de black thrash avec une bonne louche de speed. Pas aussi technique, pas aussi aiguisé et surtout beaucoup moins abouti que le Sodom des années 1990, cette période a néanmoins deux immenses mérites. Le premier est le suivant ; le Sodom première période est monstrueusement jouissif. Primitif, enregistré avec les moyens du bord, perclus de petites imperfections tout à fait charmantes, rapide et efficace comme ce n’est pas permis. Et le second mérite, découlant directement du premier ; ce tout jeune Sodom aura été une inspiration majeure de la scène black metal. On ne compte plus les photos d’archives de Dead ou d’Euronymous portant leurs tee-shirts de Persecution Mania ou de In the Sign of Evil. Pas de débat à ce niveau-là, les premières productions de Sodom ont fait partie du background musical de Mayhem, Darkthrone et compagnie.

Pour parler un peu musique, ce In the Sign of Evil a des valeurs simples et fortes. De la vitesse, de la crasse et une grosse envie d’en découdre. Sodom ne ralentit pour ainsi dire jamais le rythme, base sa musique sur des riffs simples et efficaces en diable, un chant aboyé et éructé venu du fond de la gorge. Les chansons sont courtes, basées sur trois ou quatre riffs. Difficile de résister à des morceaux comme « Metal Witchcraft » ou « Outbreak of Evil ». En plus de l’efficacité omniprésente, le groupe a eu la bonne idée d’ajouter au tout une ambiance mortuaire et sombre au possible, avec ces coups sourds et ces bruits inquiétants en début de disque.

La scène black metal que nous connaissons n’aurait sûrement jamais été la même sans l’apport de Sodom. Sombre, mal enregistré, agressif, violent, blasphématoire et dépravé, cet EP d’une vingtaine de minutes aura eu une influence démesurée sur nos chers scandinaves. On imagine bien les jeunes musiciens de Mayhem s’inspirant de leurs aînés teutons en composant le culte Deathcrush. Tout était déjà là, il suffisait de rajouter encore plus d’ambiances macabres, de déshumaniser le chant à l’extrême et de rendre le tout plus mystique et plus dérangé mentalement.

Ce bref EP est l’une des racines les plus profondes et les plus importantes du black metal. Ne serait-ce que pour votre culture, vous feriez bien de l’écouter au moins une fois. Peu de chance que bous détestiez, de grandes probabilités d’en tomber amoureux. In the Sign of Evil est court, puissant, sombre et diaboliquement acéré. Idéal entre vos albums de Bathory première période et le Morbid Tales de Celtic Frost.

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