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Archgoat – Eternal Damnation of Christ

Pays : Finlande
Genre : Black Metal
Label : Debemur Morti
Date de sortie : 29 Septembre 2017

Archgoat est une institution. L’entité satanique se forme en 1989, puis se sépare quelques années après sans avoir sorti d’albums, refusant de se mêler à la masse des groupes de black metal naissants, déjà trop trendy pour elle. De l’underground donc, de l’obscur, du cryptique. Mais Archgoat n’aurait pas pu exister autrement. Communication minimale, visuels occultes et brutaux signés par le on ne peut plus culte Chris Moyen. Archgoat, ou le black metal des origines, qui fait son chemin dans son coin, sans se soucier des autres.

Après trois excellents albums et de nombreux EP, le groupe se décide à sortir un quatrième blasphème prévu pour 2018. En préparation, voici l’EP Eternal Damnation of Christ. Les habitués du groupe sont en terrain connu. De la couverture à la musique, tout respire l’Archgoat classique. Titre qui assassine le plus possible le petit Jesus, artwork violent et impi réalisé cette fois par Kirill Svart, production crasseuse et sans fioriture. Archgoat n’est pas là pour rigoler, on le sait depuis le début. Les finlandais le clament d’eux-mêmes, leur œuvre s’appuie sur la philosophie satanique avant la recherche musicale. « Black Mass Mysticism » ouvre les hostilités avec un mid-tempo que l’on pourrait qualifier d’évolutif. Les accords s’égrènent, les grognements de Lord Angelslayer, la batterie lourde et écrasante… Tout est en place pour lancer la cérémonie satanique. Les mélodies simples parviennent à marquer, les quelques artifices occultes entretiennent efficacement l’atmosphère, la batterie fait évoluer ses patterns pour ne pas devenir monotones. La chanson est bien construite, monte lentement en puissance, et instaure un climat sombre palpable. Le rythme s’emballe, la brutalité vient récompenser la dévotion. Cinq minutes et quelques de pure incantation démoniaque. Les « Hail Satan » finaux typiques viennent clore le rituel.

S’ensuit la piste éponyme, qui démarre avec un sample déjà bien connu des fans d’Archgoat. Retour à quelque chose de plus bestial avec un riff massif et répétitif soutenu par des blasts et des grognements sans pitié. Une fois de plus, le black metal primitif des finlandais est reconnaissable à des kilomètres. Hargne, brutalité et volonté de destruction. La torture de vibrato de milieu de piste introduit un passage plus lent parfaitement dominateur, avec ces accords puissants assénés et ces assauts de batterie qui tiennent plus du matraquage que de la rythmique.

Classique, parfaitement classique. Nous parlons tout de même d’Archgoat, il ne fallait pas s’attendre à quoi que ce soit de frais ou d’inédit ! Cet EP est une excellente démonstration de ce que sait faire le groupe, du mid-tempo possédé et de la brutalité primaire. Dix minutes sur lesquelles il n’y a rien à redire, et qui passent trop vite. Vivement l’album à venir ! Et en attendant, Hail Archgoat !

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