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Pendragon – Uther

Pays : États-Unis
Genre : Dungeon Synth
Label : Indépendant
Date de sortie : 10 Mai 2017

Je pense qu’on se l’avouera assez facilement, il existe peu de choses plus caractéristiques de l’esprit dungeon synth que les légendes arthuriennes. C’est ainsi que l’on en vient à estimer que les artistes utilisant cette thématique font de facto un choix intéressant dans le but de composer de la musique. Il est donc temps de parler d’Uther, première sortie du projet américain Pendragon, qui comme son nom l’indique, traite d’un personnage central des écrits médiévaux. Et en plus de cela, la musique proposée par l’artiste fait bien mieux qu’illustrer une thématique…


Tout le monde a déjà entendu parler des légendes arthuriennes, tout comme de Merlin, du roi Arthur ou encore de Lancelot du Lac. Tous les écrits traitant du sujet, qu’ils aient été rassemblés par de simples moines ou rédigés par d’illustrer auteurs tel que Chrétien de Troyes, font évidemment partie du patrimoine littéraire hérité de la période du Moyen-Âge. Tout ceci, conjugué à la popularité incroyable entourant ces légendes, font que la chose est aujourd’hui encore très appréciée, preuve s’il en est avec l’album dont il est question ici-même. L’artiste américain a en effet donné naissance à une production dont la technique et l’âme rendent compte avec énormément de réussite d’un récit que tout le monde connaît. Que l’immersion commence.

Oui, car c’est bien à l’aide de ce terme que l’on peut résumer absolument tout le contenu d’Uther. Grâce à quatre pistes variées, surtout en ce qui concerne « Pen Draig » et « Uther’s Lust », l’artiste américain nous transporte littéralement au coeur d’un récit très imaginé. Les deux titres cités précédemment sont ceux pour lesquels cet aspect et le plus fort. Les mélodies varient beaucoup sans pour autant perdre leur caractère old school si représentatif, finalement, de l’idée que l’on peut avoir des légendes arthuriennes. Pen Draig, qui est aussi le nom choisi par l’artiste lui-même, indépendamment du nom de son projet, et tiré de la traduction en moyen-gallois du terme Pendragon. Tout ceci témoigne sans doute d’un espèce d’admiration pour le titre qui fut notamment porté par Uther et son fils, Arthur.

Sur le plan technique, la musique de Pendragon se veut très légère et s’inspire beaucoup du dungeon synth traditionnel. Les mélodies changeantes apporte une richesse visuelle rare, si bien que l’écoute d’Uther vous sera sans doute très dépaysante. À sa manière, c’est-à-dire sans pour autant signer quelque chose de révolutionnaire ou de parfaitement excellent, Pendragon a donné naissance à un album qui devrait dépasser de la tête et des épaules un bon nombre d’albums sortis dans l’année. Et rien que pour l’opportunité d’admirer le fabuleux artwork en ayant « Pen Draig » dans les oreilles, l’écoute de l’album vaut bien que l’on s’y attarde un peu.

À trop souligner la qualité des scènes russe et française, peut-être a-t-on tendance à oublier que les américains sont loin d’être en reste en matière de dungeon synth. Il s’agit là d’un piètre hommage rendu à une scène qui regorge de pépites, et la première sortie de Pendragon ne va sûrement pas nous faire changer d’avis. Uther est un album qui vous semblera peut-être court, mais son contenu est d’une qualité rare. N’ayez aucune crainte, le voyage qui vous est proposé vous contentera grandement.

About Maxime (302 Articles)
Fondateur / Rédacteur chef - maxime.deruy@gmx.fr

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