Kobold – The Cave of the Lost Talisman

Pays : Inconnu
Genre : Dungeon Synth / Electro Old School
Label : Heimat Der Katastrophe
Date de sortie : 18 Octobre 2017

Le dungeon synth n’a peut-être jamais aussi bien porté son nom que depuis qu’une foule de petits artistes talentueux s’en servent pour composer de la musique sur le thème du formidable univers de Donjons & Dragons. Bien que ce dernier n’ait jamais été traité dans nos lignes, il est pourtant cher à une très grosse partie de la communauté dungeon synth. C’est ainsi que nous en venons à parler de la première sortie du projet Kobold, à propos duquel on ne sait néanmoins pas grand chose. Mais une chose est sûre, on sera sans doute amené à en parler à nouveau très prochainement, et probablement pour un petit moment.


Avant même d’avoir posé une oreille sur la musique de Kobold, l’aspect absolument somptueux de la cassette proposée par le label (italien, comme son nom ne l’indique pas) Heimat Der Katastrophe saute aux yeux. Celle-ci se pare de rouge et d’un magnifique dessin, oeuvre du très talentueux David Trampier, dessinateur connu et reconnu au sein de la communauté des adeptes du jeu de rôle Donjons & Dragons. Selon la description qui accompagne l’album, ce dernier se mue même en hommage à l’artiste, décédé en 2014. Belle initiative que voici, surtout vu la qualité de la musique proposée par Kobold…

Kobold (du nom d’une créature issue de l’univers de Donjons & Dragons, elle-même empruntée au folklore germanique) nous propose donc un style très caractéristique des bandes sons vintage des vieux jeux vidéos, inutile donc de préciser à quelle point celle-ci colle aux thématiques qu’elle illustre. Au coeur d’un style minimaliste mais néanmoins très travaillé, Kobold sert sur un plateau ses sonorités old school au possible pour confectionner une musique très rythmé et riche de nombreux aspects qu’il est généralement difficile de réunir en un seul album. Certains titres se montrent épiques, d’autres plus sombres ou plus méditatifs. C’est bien simple, tout le dungeon synth pure souche est chez Kobold.

Certains titres se montrent également très accrocheurs, notamment grâce à une rythmique bien trouvée. C’est le cas de « Walking Through the Darkness », pour ne citer que lui. Globalement, chaque titre a quelque chose à apporter à l’ensemble, chaque titre sait amener quelque chose de nouveau, comme pour écrire un nouveau chapitre au récit de The Cave of the Lost Talisman. On est ici dans une volonté de diversité entre chaque titre davantage que dans un cheminement réel du début à la fin de l’album, mais lorsque l’on voit ce que donne The Cave of the Lost Talisman sur la durée, personne n’en tiendra rigueur à Kobold d’avoir opté pour moins de complémentarité entre ses pistes.

C’est même pour ainsi dire tout l’inverse. Grâce à son style à multiples facettes, le projet nous balade de crypte en donjon, de salle d’armes en tour de garde, avec une facilité qui se mue naturellement en plaisir d’écoute incroyable. Osez me dire en face que l’écoute de The Cave of the Lost Talisman ne vous donne pas envie de réunir vos plus proches amis pour démarrer une fantastique partie de Donjons & Dragons. Le dungeon synth vintage et old school est loin d’avoir rendu son dernier soupir, et Kobold nous le prouve avec une efficacité qui met à genoux les plus grands projet du genre.

Les plus grands n’ont qu’à bien se tenir, il va maintenant falloir composer avec la présence charismatique et menaçante de Kobold. Grâce à un premier album réussi en tous points, le projet se voit de suite catapulté à la table des grands. On surveillera évidemment la suite avec attention, mais avec une telle première sortie, on imagine une suite prometteuse. David Trampier peut reposer en paix, Kobolt lui a rendu un hommage des plus réussis.

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