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Live Report – Samaïn Fest 2017 – Jour 1

La Bretagne était à l’honneur ce week-end. Le 27 et 28 octobre se tenait le Samaïn Fest, en soutien aux écoles Diwan, défendant la langue bretonne de l’extinction. En conséquence, beaucoup de groupes bretons étaient présents et seul Bölzer nous est venu de l’étranger. Petit festival convivial et à taille humaine, rien n’est à reprocher niveau organisation. Nous avions de quoi boire et nous restaurer et des artisans étaient même présents à côté des stands de merchandising.

On commence donc en douceur avec le stoner psychédélique de BigSure. Le public se fait assez peu nombreux, l’accoutrement un peu hipster et le coté prog du groupe y étant sûrement pour quelque chose. Mais le set n’est pas dénué d’intérêt pour autant. Le son est tout à fait correct et le chanteur s’était grimé pour l’occasion. À sa manière de bouger, ce dernier donnait l’impression d’être sous l’emprise de substances et avait vraiment quelque chose de fascinant. Attitude tout à fait cohérente avec la musique du groupe d’ailleurs.

Hürlement nous a ensuite asséné son heavy metal revival. Grosse ambiance dans la salle et le public commence à se réveiller. Le chanteur de Hürlement fait d’ailleurs partie des rares chanteurs qui sont meilleurs sur scène qu’en studio, de par le coté plus spontané qu’offre le live et aussi grâce à son talent de frontman. Le groupe a aussi réussi à établir un vrai lien avec le public grâce à son capital sympathie énorme. Hürlement c’est vraiment le parfait groupe de live, le groupe donne tout sur scène, et la musique convient parfaitement aux concerts. On ne peut que regretter que « Grenadiers » n’ait pas été joué en live, mais dans l’ensemble, la plupart des chansons qui étaient jouées donnaient envie de les chanter en chœur le poing levé.

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Après cette avalanche de heavy que nous avons subi, nous avons eu droit à un peu de repos avec Brieg Guerveno et Mars Red Sky. Les deux groupes étant dans deux registres bien différents mais très apaisants chacun à leur manière. Brieg Guerveno, seul artiste avec Belenos à avoir chanté en breton pendant ce fest, n’aurait pas eu meilleur place qu’au Samaïn. Bien qu’étant moi-même assez peu touché par la musique orientée très prog dans laquelle officie le groupe, il faut bien reconnaître que Bireg Guerveno et ses collègues ont assuré leur set. Le chanteur a su glorifier la langue bretonne par son chant, qui n’a jamais été faux et fut maîtrisé à la perfection. Et rien à redire au niveau du son qui était très propre, en alchimie parfaite avec la musique.

Mars Red Sky quant à eux ont réussi à accomplir ce qu’ont fait les musiciens de BigSure, mais en mieux. À l’instar de ces derniers, le groupe nous a servi son stoner psychédélique avec brio. Les techniciens ont réussi l’exploit de nous offrir un son aussi bon que sur les albums, voire même meilleur, où chaque instrument s’entendait très bien. Mention spéciale pour la reverb qui a été très bien gérée pour les deux vocalistes du groupe. Le groupe a joué à fond sur le côté psychédélique de sa musique et a su faire voyager la salle. Mars Red Sky excelle dans le registre « groupe planant », tout en n’étant pas du tout ennuyeux, le talent des musiciens et vocalistes ne laissant aucun doute. Les musiciens se sont mêmes permis quelques petites blagues au micro pour détendre l’atmosphère.

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On est ensuite retourné dans le heavy avec ADX, et je dois bien avouer que le groupe a été ma seule déception du fest. Le problème avec ADX n’était absolument pas au niveau des musiciens, mais au niveau du chant. En effet, le chanteur a le syndrome inverse de celui de Hürlement. Il est très bon sur album et reste malgré tout un frontman charismatique et fort sympathique. Cependant, sa voix a vraiment perdu en qualité avec les années, et on avait vraiment l’impression qu’il chantait faux ou hurlait de manière aléatoire sur des chansons qui étaient très bien interprétées sur album. De plus, le son de sa voix était réglé de manière assez faible par rapport aux autres instruments, et si on ne connaissait pas les paroles auparavant, on ne pouvait pas comprendre ce qui était chanté. Mention spéciale cependant pour « Division Blindée », qui était un vrai plaisir à chanter en live.

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Suite à cette soirée plutôt calme comparée à celle du samedi, on a eu droit à notre dose de violence avec Hexecutor. On peut noter quelques petits problèmes au niveau des guitares au début, mais ils ont vite été réglés et ce n’était en rien gênant. Comme toujours, Hexecutor a su assurer son set et a déchaîné la foule avec son thrash metal explosif. C’est le set au cours duquel le public a le plus bougé, et il faut bien dire que la musique de Hexecutor est parfaitement adaptée au mosh.

Ce qui a été intriguant en écrivant cet article, c’est que je n’ai absolument pas eu le même ressenti niveau son que mon acolyte pendant le fest, peut être est-ce lui qui est très exigeant ou moi qui est très tolérant mais je n’ai pas du tout été choqué par la qualité du son, mais tout ceci montre que nous avons tous des exigences très différentes à ce niveau. Je vous invite maintenant à aller lire la deuxième partie du report écrite par mon acolyte.

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