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Cloak – To Venomous Depths

Pays : États-Unis
Genre : Black Metal / Rock
Label : Season of Mist
Date de sortie : 10 Novembre 2017

Alors là attention. Attention, attention, attention. Cloak se présente comme un groupe de black metal qui inclue de fortes influences de vieux rock à la Deep Purple, mais aussi, et c’est là que les choses deviennent délicates, comme prenant son inspiration chez LE groupe qui rend instantanément fanatique votre serviteur, le même avec lequel il vous bassine depuis un an à coup de chroniques beaucoup trop longues, Fields of the Nephilim. Et là, méfiance.

Méfiance, parce que si Cloak n’est évidemment pas le seul à s’inspirer du mythique groupe anglais comme je vous le disais d’ailleurs dans ma première chronique rétrospective de The Nephilim, il fait partie des rare affirmant clairement le projet de lui rendre hommage et d’inclure des traces de sa somptueuse œuvre dans son black metal. Méfiance donc, parce que l’autre groupe de black metal quelque peu renommé s’étant proposé à la même démarche n’est autre que Watain. Et comme nous sommes ici entre gens bien, nous savons tous, je suppose, ce que le Watain récent signifie. Pas grand-chose, donc. Erik Danielsson s’est toujours réclamé des goth rockers anglais, et avait même invité l’immense Carl McCoy (que Son Nom soit à jamais révéré) à venir poser des vocalises sur « Waters of Ain ». Cloak n’a pas poussé l’idée jusqu’à inviter lui aussi McCoy à poser sa voix sur leur musique, mais vous ne trouverez pas un encart promotionnel du groupe sans que le nom de Fields of the Nephilim ne soit cité.

Comme pour Watain période récente, Cloask  se présente sous un artwork très travaillé, bien joli et esthétique, mais finalement rempli de symbolique assez vide et somme toute clichée. Déjà, on commence à sentir l’esbroufe… Un piano avec un violoncelle, aussi peu inspirés l’un que l’autre en ouverture d’album… Bon, à ce stade on sait désormais que l’on n’aura pas affaire au sublime mélange rock gothique et black metal qui fait fantasmer votre serviteur depuis des années. Tant pis, autant essayer de voir ce que vaut objectivement le disque…

Cinquante-sept minutes plus tard, voici le constat premier qui vient à l’esprit de votre serviteur. Il s’énonce comme suit ; on s’emmerde absolument. C’est chiant, mais chiant… Oui, c’est vulgaire, mais tant pis, c’est mérité. Cloak est plat, mou, cliché, prévisible et surfait. Il arrive à sortir des mélodies encore plus mignonnes que celles de Lawless Darkness, toujours dans le fameux style « vaguement sombre mais pas trop » qui sied si bien à Watain, et désormais à son nouveau clone. Les mélodies arpégées, mid-tempi, les riffs plus énergiques à ascendance hard rock bluesy, les patterns de batterie qui passent inaperçus tellement ils sont insignifiants et rabâchés, le chant pseudo-dévoué quasiment identique à celui de Danielsson…  Non rien à dire, Cloak a trouvé son maître… Même label historique, même musique en panne sèche d’inspiration, même vocalises surfaites. Beaucoup ont également comparé Cloak à Tribulation… Sûrement. Votre serviteur ne connaît pas du tout le groupe en question, et s’abstiendra donc tout rapprochement.

Allez, pour tenter d’être un peu plus intéressant que l’album, on note « Beyond the Veils » qui arrive à sortir un peu la tête de l’eau avec une mélodie et une énergie plaisante, et sa suivante qui sauve les meubles mais qui décline déjà du haut des deux petites marches gravies par rapport au sol… Le reste de l’album se déroule de la même manière, linéaire et sans reliefs. Triste comme un hiver sans neige. On enchaîne les mélodies ennuyeuses, les plans un peu plus black metal vus et revus des milliers de fois, le grand océan des clichés s’étale à l’infini devant vos yeux à chaque minute moins vifs… Dieu que c’est long ! Dieu que c’est vide ! Le plus infidèle d’entre vous en viendra à appeler le Créateur si vilipendé à l’aide, tant il se trouvera plongé dans les infâmes méandres du vide et du néant.

Concluons, avant de devenir aussi surfait et long que Cloak. Le groupe n’a rien à dire, se présente sous une étiquette émoustillante, et fournit finalement du Watain récent en encore plus emmerdant. Et Dieu (oui, encore Lui) sait qu’il faut y aller pour rendre quelque chose d’aussi soporifique… Tant pis pour nous qui attendions de la bonne musique de la part de Season of Mist qui nous a pourtant habitué à mieux, tant pis pour vous, qui veniez ici à la recherche d’un bon album, et tant pis pour moi qui croyais enfin voir Fields of the Nephilim et le black metal convoler enfin en justes noces.

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