Örnatorpet – Midvintersagor

Pays : Suède
Genre : Dungeon Synth / Folk Ambient
Label : Indépendant
Date de sortie : 15 Février 2018

Le mois de février restera particulièrement important pour le projet suédois Örnatorpet, dans la mesure où il aura vu naître ses deux premières sorties, Midvintersagor puis Urskog deux jours plus tard. Deux sorties bien différentes mais de grande qualité, même si seule la première nous intéresse ici. Inspiré entre autres par le folklore suédois, le jeune projet gratifie son monde d’un dungeon synth assez moderne et mélodieux, du moins sur Midvintersagor, car Urskog se montre à ce titre bien plus traditionaliste. Mettons à ce titre le cap sur la Suède et sur ses innombrables forêts.

Dès que l’on jette un œil sur Midvintersagor, on est d’emblée pris par la main à l’aide d’une pochette somptueuse. Oeuvre du peintre nationaliste romantique John Bauer, cette dernière respire l’héritage culturel suédois, et il aurait bien difficile de trouver mieux en changeant complètement de registre. Les oeuvres appartenant au mouvement nationaliste romantique ont ceci d’intéressant qu’elles véhiculent une certaine poésie, et quoi de mieux qu’un poésie visuelle pour illustrer une poésie musicale ?

Musicalement, le premier album du projet s’inscrit dans une tendance très actuelle. Production très claire, abondance de sonorités folk, mélodies inspirant à la légèreté plutôt qu’à quelque chose de sombre ou d’épique, tous les éléments sont présents. Cependant, Örnatorpet parvient à tirer son épingle grâce à des compositions très riches et plutôt poussées. On peut tout à fait citer l’exemple de Fief sans incongruité, la musique du projet s’inscrit dans cette même tendance délicate et réjouissante. Mais ça n’est pas tout, on constate également que Midvintersagor sait se montrer plus énigmatique ou méditatif, comme sur le titre « Efter Strid (Vinterfrid) ».

Deux titres se démarquent du reste de l’album par leurs sonorités un peu plus old school que celles des autres titres, il s’agit de « Förödelsen » et de « De Tappra Få ». Grâce à ce petit changement d’ambiance, la musique du projet se montre de suite plus imposante, plus consistante, et cela rend vraiment service à l’album dans son ensemble, qui se montre ainsi très complet et sait transmettre à l’auditeur de la sérénité comme une certaine grandeur. Les scènes black des pays nordiques, on ne connaît que trop bien. Pour le dungeon synth, c’est loin d’être le cas. La donne pourrait-elle changer dans un futur proche ? Örnatorpet s’impose en tout comme un projet de poids. Déjà.

La meilleure chose à faire est encore d’écouter Midvintersagor par soi-même et de se laisser porter au gré des pistes. Le voyage vaut assurément le détour, et personne n’en sortira déçu ou encore affamé. C’est un très beau coup que vient de signer Örnatorpet, et espérons de tout coeur que les deux sorties qui ont vu le jour récemment ne seront pas les dernières. Ce vague propos portait sur Midvintersagor, mais Urskog vaut également le détour, dans un registre toutefois différent. La belle chose qu’est le voyage au pays du rêve.

0 Comments

  1. Hello! Thank you for this fine review, Google translate did an OK job translating the text for me. Just wanted to mention that Urskog has been moved to a side project instead, and can now be found here: https://spokelycka.bandcamp.com/album/urskog

    Örnatorpet will stay focused on medieval/fantasy themes, while Spökelycka is more about dark, lo-fi, drone and noise elements.

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