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Live Report – Venom Fest – Jour 2

Pour la deuxième soirée du Venom Fest, c’est au Ferrailleur qu’avaient lieu les festivités. On passe donc à un décor de plus grande envergure dans cette salle réputée. Malgré la fatigue due à la soirée de la veille, c’est avec enthousiasme que j’ai commencé cette soirée du 3 mars.

Le premier live a commencé en fanfare avec FT-17, le groupe de monomaniaques de la première guerre mondiale a su électriser le public avec brio. On alternait aussi bien les morceaux assez tragiques, recréant sur scène l’horreur de la guerre, qu’avec d’autres morceaux bien plus rentre-dedans et va-t-en-guerre, et le temps est passé très vite. Ce n’était pourtant pas une mince affaire pour le groupe de servir son public avec qualité, quand on se souvient la pauvreté du son qui leur a été accordé par la salle.

Le groupe a gardé une ambiance assez proche de celle de ses albums. Les musiciens ont assuré sans problème leur prestation, et le frontman arrivaient sans problème à captiver la foule, du haut de son corps athlétique, grâce à son charisme et sa présence sur scène. Le concept a été respecté jusqu’au bout, puisque le groupe n’a pas passé à la trappe ses interludes narratives, ces dernières étaient récitées sur scène par l’un des membres du groupe accoutré en poilu. Étrangement, ces interludes ne paraissaient pas incongrues en live et ajoutaient un petit plus à l’ambiance. J’ai personnellement beaucoup aimé les passages où le chanteur partageait les parties vocales avec ses camarades de scène.

Changement total d’ambiance avec Throane, car le groupe groupe donne dans un black metal plus industriel et bien plus moderne, également plus sombre et plus macabre. Malgré le talent du groupe et un son bien plus propre et plus travaillé par l’ingénieur du son, une petite partie du public a en quelque sorte fui la salle. Pourtant, on peut difficilement reprocher quoi que ce soit à la prestation de Throane. Les musiciens étaient très impliqués, jouaient aussi bien que sur album, et tous les instruments se discernaient bien à l’oreille. Mention spéciale au chanteur, qui semblait possédé. Il a passé le concert à hurler sa douleur en s’agitant de manière spasmodique en regardant vers le ciel.

Il est d’ailleurs dommage qu’il n’ait pas eu droit à plus de son dans le mix, puisqu’on peinait parfois à l’entendre dans les passages les moins hurlants. Le public s’est fait beaucoup moins agité et plus contemplatif pendant ce set, mais cela s’explique par la musique du groupe, très plombante, morbide et en même temps très touchante. Pour en ajouter à l’ambiance, le groupe diffusait en arrière plan des images très déroutantes et dérangeantes, montrant des corps abîmés, des cicatrices saignantes, des corps ridés… Le tout en noir et blanc et filmé de manière très lente. Ces images ont laissé place à des phrases au sens obscur défilant sur l’écran de manière quasiment subliminale pendant la conclusion du set.

Les français de Khaos Dei sont ensuite revenus mettre un peu d’agitation dans la foule avec leur black metal violent et efficace. J’ai pour ma part trouvé amusant le décalage entre l’ambiance assez sérieuse qui règne sur les albums du groupe et l’attitude assez rock’n roll de ses membres sur scène. Ceci étant dit, cela a permis de faire bouger un peu le public, sans pourtant aller jusqu’au mosh. Petite anecdote amusante, un festivalier a tenté de monter sur scène en demandant la permission au bassiste, mais n’ayant pas eu la chance d’avoir son consentement, il est monté de l’autre coté de la scène et s’est rattrapé plus sur le sol que sur la foule.

Malgré son attitude plus ou moins sympathique envers le public, le groupe s’est montré assez solennel par moment, levant les bras en prenant un air méditatif, faisant le signe de l’Oeil avec leur doigts ou tournant le dos au public. Malgré mon adoration totale pour le groupe et mon engouement lors du concert, j’ai quand même quelques reproches à faire. Tout d’abord, je trouve dommage que le frontman ait chanté de manière plus monocorde que sur les albums. En effet, celui-ci restait beaucoup plus dans un genre de shriek aigu et utilisait beaucoup moins les tons grave de sa voix. Ensuite, j’aurais beaucoup aimé chanter les chants militaires présents sur le premier album, ça aurait sans doute été ridicule mais surtout très fédérateur, or le groupe les a tout bonnement passé à la trappe. Enfin, je trouve dommage encore une fois qu’une salle comme le Ferrailleur n’ait pas pu accorder un son correct à un groupe comme Khaos Dei, celui ci était très brouillon et on avait du mal à entendre le chanteur par moments.

Acherontas ayant été remplacé par Treha Sektori, et étant une personne absolument imperméable au dark ambient, j’ai comme beaucoup de personnes dans la salle fuit le concert et préféré discuter avec de forts sympathiques festivaliers rencontrés le soir même. Mis à part la pauvreté du son au Ferrailleur, ce festival aura été une très bonne expérience, je n’ai pas vu un seul mauvais groupe sur scène et les festivaliers étaient pour la plupart très abordables. On ne peut que féliciter l’organisation pour son dévouement.

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