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Lambwool – Íslandi

Pays : France
Genre : Ambient
Label : Indépendant
Date de sortie : 19 Mars 2018

Allons faire un tour du côté de l’Islande. Lambwool, Cyril Laurent de son vrai nom, signe un nouvel album qui sonne comme une invitation au voyage. Il nous emmène du côté de cette île volcanique des contrées nordiques dont les paysages suggèrent à la fois un climat de méditation et de contemplation. Composé en quatre jours, Íslandi puise son inspiration dans un voyage réalisé par l’artiste sur cette île en février 2018. À la fois carnet de voyage (enregistrements acoustiques réalisés sur place) et création, Lambwool signe un album d’ambient mélodique et inspiré.

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Composé de onze titres, Íslandi trouve essentiellement ses marques dans un hommage à ce pays. En se situant dans un paysage d’abord. « Þingvellir », qui ouvre l’album sur des sonorités venteuses, nous transporte du côté de ce parc naturel à l’ouest de l’île. L’enregistrement acoustique se lie à quelques pads harmonieux qui servent de base à quelques mélodies qui célèbrent la féerie et la beauté de ce paysage. « Reykjavik » nous mène de la même façon dans un itinéraire à la manière d’un carnet de voyage. Quelques cloches agrémentent une piste instrumentale minimaliste. Le rythme est lent et contemplatif, certainement à l’image d’un pays aux limites du cercle polaire en plein hiver. »Fog » s’immisce davantage dans un paysage mystérieux et abstrait. Les harmonies sont plus lourdes et les mélodies s’étirent, à la manière d’un brouillard qui nous empêcher de cerner une image précise.

« Geysir » nous transporte du côté le plus fascinant que doit avoir cette île. En effet, l’Islande est un pays volcanique où la nature rappelle sans cesse à l’homme sa modeste place en ce monde. Alors que les mélodies de synthétiseurs construisent une toile de mélodies efficaces, les enregistrements acoustiques viennent donner un peu de piment à une recette qui se ressemble depuis le début de cet album, pads minimalistes et mélodies efficaces afin de construire un paysage minimaliste en envoûtant sans donner dans la surenchère.

Cet album nous fait voyager d’un point à un autre. D’un geyser, nous passons à une chute d’eau, comme dans la piste suivante, « Gulfoss », qui donne à l’auditeur le témoignage de l’expérience en laissant s’exprimer la pureté des lieux par le biais des enregistrements effectués sur place. « Dritvik Djúpalónssandur » nous emmène dans le cycle de la mer et de la terre. L’hommage à la nature est partout dans ce projet qui laisse s’exprimer le rythme des vagues, comme une base sur laquelle viennent se greffer des chants d’oiseaux, des nappes de synthé ambient, puis une mélodie qui rappelle l’intensité de ce cycle naturel. « Lava » nous rappelle le caractère violent de cette nature, qui sait se faire explosive. La piste est rythmée, et peut être plus sombre dans le choix des notes et des harmonies. « Vik » est un hymne à la pureté, loin de la civilisation et aux confins de l’Islande, le thème est à l’image du reste de l’album, un thème simple qui nous rappelle la pureté d’une terre qui n’a pas été souillée par l’homme.

« Desert » est la pierre angulaire du projet. La musique se fait haletante. La superposition de nappes donne à ce morceau un côté plus épique qui confronte le silence à l’action et l’immobilité à toutes les péripéties de la nature. Le vent se lie au lyrisme d’une mélodie qui s’envole au gré de pads qui distillent des harmonies puissantes. La spontanéité avec laquelle a été réalisée le projet se lie avec la plus grande honnêteté à l’impression qu’a laissé ce voyage sur l’artiste qui arrive à nous retranscrire ses émotions. Quelques sons percussifs laissent dans « Jökulsárlón » s’exprimer la fragilité d’un paysage de glace toujours en mutation, qui est à la fois fragile et pur. L’album se conclut par « Black Sand » au fil d’une mélodie et d’un thème apaisant qui distille son sable noir au rythme du flux des vagues et des chants d’oiseaux, encore.

Sans prétention, Lambwool retranscrit ses émotions de voyage dans un album à la fois mélodique, minimaliste et onirique. Les instrumentations électroniques s’accordent parfaitement aux enregistrements acoustiques qui nous mènent dans un itinéraire qui est autant une célébration de la nature qu’une ode au voyage et à l’apaisement. Loin des hommes, la plus grande force de Cyril Laurent est de rendre hommage à cette pureté et à cette force qu’a ce paysage. Toujours mélodique, Íslandi nous invite à découvrir avec la plus grande honnêteté les paysages magiques de cette île où les déserts minéraux défient les vagues et tous les éléments.

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