Drave – Terroir

écrit par Maxime
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Pays : Canada
Genre : Black Metal
Label : Les Productions Hérétiques
Date de sortie : 31 Décembre 2019

Nombreux sont les groupes et les artistes qui, jugeant le moment opportun, décident de profiter des dernières lueurs de l’année pour publier leur travail. Cette fois-ci, ce fut le cas de Drave, nouveau projet québécois dont l’unique tête pensante n’est autre que Monarque, personnage incontournable de la scène métal noir. Déjà engagé ailleurs (Monarque, Sanctuaire, Déliquescence, entre autres), l’artiste québécois hyperactif nous gratifie donc de la sortie de Terroir, EP de trois titres plutôt alléchant sur le papier. Mais finalement, Drave ne prend-il pas le risque de n’être qu’un projet de plus sur le CV de Monarque ?

Groupe québécois oblige, le patrimoine semble être mis à l’honneur à l’aide de la musique, comme pourrait aisément le faire un Forteresse. En intitulant son EP Terroir et en y ajoutant quelques joyeusetés empruntées à la musique traditionnelle, Drave ne s’y trompe pas. Le nom du projet vient lui-même du mot, apparemment utilisé en français québécois, qui désigne la manipulation des troncs d’arbres sur l’eau. Terroir s’ouvre sur “Le démon bleu et blanc” (un lien peut-il être fait avec le drapeau québécois ?), titre introductif long de neuf minutes mais qui parvient à se montrer suffisamment varié pour ne pas lasser son auditeur.

Monarque y laisse d’ailleurs son empreinte, en faisant alterner les instants de panache et les moments plus calmes et contemplatifs. Les riffs de qualité permettent à une atmosphère assez hostile de s’installer, et bien que situés au second plan, les chants entonnent des paroles tout à fait intelligibles et très fédératrices. Neuf minutes qu’on ne voit en somme vraiment pas passer. Place désormais au second titre, en l’occurrence “La débâcle”. C’est d’abord un violon très dansant qui vient à la rencontre de l’auditeur, en faisant résonner, semble-t-il, Orange Blossom Special, titre très connu chez les violonistes populaires. Cette introduction n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle du fameux album de Forteresse Métal Noir Québécois, bien que la remarque soit triviale.

Là encore, une certaine puissance est au rendez-vous, mais elle est exprimée de manière plus contenue, presque intime. Même lorsque les guitares et les chants rugissent, le violon demeure en arrière-plan, comme pour adoucir l’ensemble et apporter au titre une dimension plus légère, plus personnelle. Enfin, en guise de troisième titre, Drave propose à ses ouailles une reprise d’un excellent titre de Forteresse, à savoir “Une nuit pour la patrie”, justement tiré de Métal Noir Québécois. Bien que l’idée soit parfaitement louable, force est de constater que cette reprise manque cruellement d’énergie et ne parvient ainsi que difficilement à emmener son auditoire. Drave lui a certes apporté une touche personnelle intéressante, notons d’ailleurs que les passages plus lents sont réellement dotés d’une certain mal-être, mais on en revient finalement à aller écouter le titre original pour s’imprégner de la vigueur dont il peut faire preuve. Ceci étant, il s’agit de la seule ombre au tableau pour Terroir.

Monarque ne faillit jamais à sa réputation. Son nouveau projet se montre au pire prometteur, au mieux proprement séduisant. Seuls deux titres originaux sont présents sur ce premier EP, mais ils donnent envie à quiconque apprécie le métal noir québécois d’en avoir un peu plus la prochaine fois. Difficile de savoir si le projet perdurera et dans quelle mesure, mais son entrée sur la scène est en tout cas plus que réussie. L’année 2020 commence bien.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_video link= »https://youtu.be/0cGce8M7PTs » align= »center »][/vc_column][/vc_row]

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