V:XII – Rom, Rune and Ruin: The Odium Disciplina

écrit par Maxime
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Pays : Suède
Genre : Dark / Industrial Ambient
Label : Aesthetic Death
Date de sortie : 14 Février 2020

Pour certains, le 14 février rime avec une fête doucereuse, pour d’autres, il s’agit de l’occasion rêvée pour faire une arrivée remarquée sur la scène dark ambient. Le suédois Daniel Jansson (Deadwood, Culted) fait partie de la seconde catégorie et a récemment révélé au monde la première sortie de son projet V:XII, intitulée Rune and Ruin: The Odium Disciplina. Au programme des réjouissances, une atmosphère travaillée et des sonorités mécaniques à vous hérisser les poils du dos. Le cocktail effroyable que représente ce premier album a en effet de quoi intriguer les adeptes du genre.

Le contenu de Rune and Ruin: The Odium Disciplina ne donne que peu d’indications sur ses thématiques, il ainsi difficile de se projeter plus loin que la traditionnelle mais efficace et vaste décadence dont il est coutume de parler en de pareilles circonstances. Le style de V:XII se résume à un mélange entre dark et industrial ambient plutôt rythmé et garni, sur une bonne partie des titres, de paroles dénuées de toute humanité. Ces dernières sont de surcroît prononcées de manière presque machinale par une voix éraillée au possible. Ce qui se dégage avant tout de Rune and Ruin: The Odium Disciplina, c’est la dualité permanente entre une lourdeur implacable et la cadence inexorable de la rythmique.

Si vous êtes comme moi habitué au dark ambient passéiste voire religieux, V:XII est en cela nettement différent. Sans être futuriste, sans forcer la comparaison avec un avenir dystopique à base d’intelligences artificielles incontrôlables, V:XII se fait le reflet d’une époque industrialisée où la quête de la machine semble devenue ingérable. Dans la pénombre du paysage sonore de Rom, Rune and Ruin: The Odium Disciplina naissent ici et là les cris convulsifs des moteurs et la tension croissante qui en résulte. Tout au long de l’album, la sombre voix déblatère son discours totalitaire et ses dogmes avilissants sans jamais rien perdre de son pouvoir de souveraineté.

Dans son ensemble, Rom, Rune and Ruin: The Odium Disciplina se montre assez linéaire, mais quelques titres sont plus intéressants que les autres par leur capacité à captiver, citons « Ururz » et « B.A.H.F ». D’autres en revanche, dark ambient oblige pourrait-on dire, n’apportent que trop peu au climat irrespirable de l’album, tel que « Yawning Void ». Malgré tout, l’artiste suédois parvient à faire preuve d’équilibre et confère à sa première production un cachet assez original, à défaut d’être réellement unique. De plus en plus d’artistes s’essaient aux sombres choses du dark ambient. Certains se répandent en plages sonores sans intérêt, d’autres parviennent à donner naissance à une ambiance ensorcelante. De nouveau, Daniel Jansson fait partie de la seconde catégorie.

Rom, Rune and Ruin: The Odium Disciplina fait office de franche réussite pour une première, et ses atouts oppressifs et presque autocratiques ne manqueront pas de séduire les adeptes d’industrial ambient. La route est encore longue pour que V:XII se fasse une place de choix dans un paysage musical où les albums quelconques sont légion, mais ses fondations ne manquent pas d’éveiller l’intérêt. On a hâte d’entendre la suite.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_video link= »https://youtu.be/RU6czwHSJ3k » align= »center »][/vc_column][/vc_row]

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